1885-2018 : 133 ans de présence à Nîmes

Eucharistie le 24 juin 2018 en l’Eglise Sainte Jeanne d’Arc de Nîmes

Action de grâces pour le départ de la communauté de Nîmes
 
Ce matin, nous voici, rassemblés dans cette église Sainte Jeanne d’Arc autour de Monseigneur Wattebled, évêque du diocèse, prêtres dont plusieurs Pères de l’Assomption, paroissiens, amis de la communauté, membres de la Fraternité N.D. de l’Assomption, religieuses dont nos sœurs Oblates de l’Assomption et Petites sœurs de l’Assomption, venues entourer Marie-Claude Dallery et Marie-jo Gibert, membres de la communauté de Nîmes (Monique Bordat bien connue n’a pas pu venir à cause de sa santé). Des Petites Sœurs de Paris, de Lyon sont venues également ainsi que Sœur Carmen Chumillas membre du Conseil général de la Congrégation.
C’est avec une réelle émotion que nous nous retrouvons pour célébrer dans l’Action de grâces les 133 ans de présence de la Congrégation à Nîmes du fait de la décision du départ de la communauté. La raison essentielle de ce départ est le manque de relève par des sœurs plus jeunes, nous étions dans l’impossibilité de reconstituer la communauté.
 
C’est dans cette ville de Nîmes que le Père Etienne Pernet, un des premiers disciples du Père Emmanuel d’Alzon, a eu l’intuition du charisme de la Congrégation. Pour les Petites Sœurs, Nîmes est « le lieu source » de la mission.
 
Un peu d’histoire : Nous sommes dans les années 1850, c’est l’époque des fabriques de tapis avec les conditions très difficiles de la vie ouvrière. Le Père d’Alzon confie à Etienne Pernet le patronage aux enfants du quartier de l’Enclos Rey. Il est en rapport avec les parents de ces enfants et visitent leurs familles. Il découvre alors ce qu’il appelle « le mal de l’ouvrier » et « des détresses que je connaissais à peine de nom », dit-il lui-même, quand la mère de famille est malade. Il écrit : « Il fallait là une femme, mais une femme religieuse ». Le projet mûrit lentement dans le cœur du Père Pernet. Avec Antoinette Fage, Mère Marie de Jésus, il fonde la Congrégation à Paris en 1865.
En 1885 la première communauté des Petites Sœurs est fondée à Nîmes. Elles y sont appelées familièrement « les Pernettes ». La communauté vivra de longues années rue Briçonnet puis en 1992 dans ce quartier du Chemin Bas d’Avignon pour vivre proches des familles dans les cités populaires.
 
Dès le début de la Congrégation le Père Pernet a eu le souci de regrouper les pères et mères de familles soignées par les Petites Sœurs pour une formation humaine et chrétienne, ce qui a constitué la Fraternité Notre Dame de l’Assomption qui existe actuellement encore dans les différents lieux de mission de la Congrégation. Aujourd’hui à Nîmes un groupe de laïcs de la Fraternité Notre Dame de l’Assomption se réunit régulièrement pour des partages de vie et de foi. Ils sont reliés à d’autres groupes en France et nous espérons fort qu’ils continueront de se nourrir de la spiritualité  de nos Fondateurs.
 
Beaucoup de Petits sœurs ont vécu à Nîmes et en leur nom, nous voulons rendre grâces pour tout ce que nous avons vécu au milieu de vous, dans les familles, dans les différents quartiers : richesse des partages des joies et des peines, richesse des engagements avec les associations, richesse des relations avec des croyants d’autres confessions. Il y aurait tant à dire… ! Rendre grâces pour ce que nous avons reçu en Eglise avec les chrétiens des paroisses, des mouvements, de la mission ouvrière.
 
Je remercie tout spécialement Monseigneur Wattebled d’être là aujourd’hui avec plusieurs prêtres : signe parlant de l’importance de la vie religieuse dans le diocèse.
Nous voulons spécialement nommer toute la fraternité manifestée à maintes reprises par les Pères de l’Assomption et nos sœurs Oblates de l’Assomption : l’Assomption est une grande famille ! 
 
Nous partons… par manque de relève en France. Des sœurs, dont des plus jeunes encore en formation, vivent du charisme dans d’autres pays : en Amérique latine, au Vietnam, à Madagascar, au Congo et Burkina Faso…. C’est une richesse et une grande espérance pour l’annonce de l’Evangile. Dès l’origine, des fondations ont eu lieu dans d’autres pays. Cette internationalité est importante pour nous. Aujourd’hui nous sommes dans 20 pays et des sœurs y vivent là, la mission de la Congrégation.
Nous vivons bien sûr ce départ avec tristesse mais aussi avec Foi et Espérance car nous croyons que « le grain semé portera du fruit ». Que cette célébration qui nous rassemble soit joyeuse, les liens tissés ne se perdront pas et Dieu veille sur son peuple ! Nous nous confions à Notre Dame de l’Assomption.
 
Sr Marie-Claude, Coordinatrice
 
28/06/2018
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