Vivre ‘autrement’ notre mission de Petites Sœurs de l’Assomption

Communauté Antoinette Fage en Maison de Retraite à Paris

‘Vivre avec’ : ce souhait nous avait conduites à fonder des petites communautés en HLM il y a presque 50 ans. Ce ‘vivre avec’ nous le retrouvons ici maintenant, résidents laïcs et résidentes PSA, et c’est une chance que nous avons à accueillir…
 
C’est l’occasion entre milieux différents, entre nationalités et/ou religions différentes, de par la présence des résidents et du personnel, de s’ouvrir, de partager, de faire des liens… 
 
C’est l’opportunité de rendre des services spontanément, en aidant quelqu’un pendant le repas ou en poussant sur quelques mètres un chariot, l’occasion encore de recevoir nous-mêmes des services, d’être attentives à ce que les personnes désirent partager de leur vécu. Nous apprenons les uns par les autres. ‘Ma voisine de plus de 100 ans donne un témoignage extraordinaire par son attention aux autres et sa soif de partage’. ‘Une jeune soignante m’appelle à ne pas juger des paroles méchantes dites par une résidente : « il faut l’excuser, elle a perdu la tête ».
 
Cela alimente notre prière et, si son expression est plus pauvre, la prière elle-même s’enrichit de toute la vie partagée.
 
Chacune, dans la communauté, a son approche, les types de relation sont différents mais au cœur de nos fragilités se tisse un climat, fait de complémentarité et de connivence, qui imprègne l’ensemble de la vie de la maison. 
 
La place donnée au ‘moment présent’ est une des caractéristiques de la vie en Maison de Retraite. Il nous faut y rester attentives car c’est toujours neuf. L’avancée en âge, les oublis que celui-ci provoque, obligent à s’adapter constamment, et comme le souligne la communauté : ‘nous avons à accepter d’avancer autrement’ (un grand projet plus que des projets à terme choisis par elles !) 
 
P.S.A., immergées mais pas noyées dans ce ‘Vivre avec ‘, nous partageons la même vie que les laïcs mais nous avons la chance d’être en communauté, une communauté qui est aussi notre lieu de mission où nous nous entraidons, où nous réfléchissons, où nous avons à nous accepter mutuellement, différentes de ce que nous étions auparavant.
 
Nous relevons enfin la joie d’être à la Maison Mère, au cœur de ce que cherche à vivre la Congrégation et la chance d’avoir une responsable dont le pouvoir est uniquement service.
 
Propos recueillis par Marie-Claire Debionne
13/03/2015
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