Un regard qui sait voir les choses positives

Témoignages des Petites Soeurs d’Issoudun engagées au Secours Catholique et à la maison de retraite Partage Accueil.

Au Secours Catholique
 
Durant les vacances d’été Nicole et Christine, responsables du Secours Catholique, ont invité les personnes qui font partie du groupe de convivialité, ainsi que les bénévoles.
Le groupe de convivialité est composé de gens en retraite ou sans travail, désireux de ne pas rester seuls, de briser leur solitude et qui participent à ce groupe pour créer différents objets selon leur don, leur capacité. Tout ceci est vendu ensuite sur le marché du pays.
 
Mais la rencontre du mercredi reste primordiale pour se retrouver, partager la vie, apprendre à faire de l’ordinateur, chercher du travail. Nicole est très attentive à leurs conditions de vie et à leurs possibilités. Tout ceci leur donne une assurance dans la vie.
 
Plusieurs familles ont répondu à ces rencontres «  repas partage » chacune apportant dessert ou entrée que nous avions bien appréciés.
Ces journées ont été riches de ces partages d’autant plus que les enfants ont bien profité des jeux qui étaient mis à leur disposition.
 
Cette réalité me renvoie à la multiplication des pains et me fait communier à leur joie, au partage.
 
Soeur Nicole, Issoudun
 
 
Dans notre maison de retraite
  • Une entraide se fait les unes vis-à-vis des autres.
Celle qui marche mal mais qui trouve son équilibre finalement, en poussant le fauteuil de celle qui ne voit plus, celle qui parlera ou fera une visite à la personne plus isolée. Deux ou trois se retrouveront pour faire un jeu de société. Au repas l’une ou l’autre sera attentive à ouvrir la confiture ou le beurre de sa voisine quand les mains ou les yeux ne sont plus au rendez vous. Une autre rappellera discrètement l’horaire de la rencontre ou de la prière. 
  • La peur engendre toujours la crainte, en effet l’an dernier à l’ouverture de la nouvelle unité Alzheimer nous nous demandions quels seraient nos liens avec « ces nouveaux résidents » pas tout à fait comme les autres… ; Et voici qu’après avoir vécu un an auprès d’eux, il est heureux de voir qu’eux aussi peuvent apporter leur part de dynamisme, de vie, de joie à notre maison de retraite. D’abord, l’unité « fermée par code » par mesures de sécurité est accessible à tous ceux de la maison (goûters festifs, anniversaires, jeux, célébration) et très souvent, quand il fait beau temps, une promenade dans le parc rassemble des personnes des deux groupes Les deux groupes se retrouvent autour d’une table dehors pour goûter, jouer, ou simplement « se parler »… 
    Nous avons tous besoin les uns des autres.
 
  • Tous les matins Mme Prigent prépare le petit déjeuner de Mme Valentin. 
Elle se fait un devoir de descendre dans la galerie vers 17h pour remonter le moral de Mme B. et rencontrer d’autres personnes « j’aime la relation » dit-elle 
  • Tous les matins et tous les soirs, le Père L. va serrer la main du Père V. et vice versa suivant l’heure d’arrivée. On sent beaucoup d’esprit fraternel.
  • Nous remarquons l’attention du Père Vignot à tous les résidents : (un petit mot, un salut amical etc.…) particulièrement envers les plus éprouvés, et cela en dépit de son âge et de ses propres diminutions.
  • J’admire le courage d’Annie qui s’accroche à la vie.
Il y a beaucoup de souffrance dans la maison, mais peu de plainte en proportion.
  • Evelyne a un besoin affectif très grand, souvent le matin vers 10h elle frappe à la porte du personnel, c’est l’heure de la pause. Chaque fois, on lui disait « allez dans votre chambre ». Elle repartait seule, sans jamais rien dire… et maintenant il y a un accueil. Isabelle, aide soignante l’a accompagnée dans sa chambre ; elle lui a donné un bas, et chemin faisant, elles ont parlé simplement. J’étais contente de voir cela.
  • Marie-Pierre ne pouvait plus parler, mais elle comprenait tout. Quand on lui faisait une caresse sur sa joue, elle nous faisait un grand sourire.
  • Une résidente vient d’’arriver, dans notre maison. En passant près d’elle, je lui fais un beau sourire, elle me dit « Madame gardez votre sourire, parce que comme ça je vous reconnais ».
J’ai eu l’occasion d’en parler à une psychologue, qui connaît bien la maison. Elle m’a dit «  la joie est faite de toute ces petites choses, qui jalonnent nos journées » Et c’est vrai, c’est ça qui fait l’ambiance de la maison. Les personnes, qui passent chez nous le disent autrement J’entends dire souvent : «  Ici, ce n’est pas
triste ».
 
Soeur Bernadette, Issoudun
 
Pour visiter le site de la maison de retraite, cliquez ici

 

23/10/2012
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