Rencontre des animateurs de la Commission nationale des laïcs de l’Assomption Medellin - du 2 au 4 novembre 2013

Formation : Laïc disciple et missionnaire ?

Nous voudrions partager avec vous ce que nous avons vécu lors de la dernière rencontre de la famille assomptionniste à Medellín au mois de novembre où nous étions réunis pour voir, éclairer, agir et célébrer ; un groupe de laïcs nous ont accueillis chaleureusement, faisant preuve de disponibilité et d’affection. Les enfants et adolescents du foyer de laïcs « Sembradores de Paz » avaient pour mission d’accompagner ou de parrainer les visiteurs venus de Bogota, Sibaté et Cali. 
 
Diana Zárate, une laïque engagée et sympathisante, a accueilli la Commission nationale, en lui exprimant son admiration pour ce travail de laïcat : un moment vraiment agréable où l’on sentait l’admiration, la sensibilité, le partage, la fraternité et la familiarité. Les personnes présentes provenaient de Cali, Bogotá, Sibaté, ou Medellín, et Gerardo Leiva venait d’Argentine.
 
L’objectif de cette rencontre était de « Continuer la relecture de vie dans les différents environnements et contextes, à travers notre Spiritualité assomptionniste, afin de trouver des signes de vie et d’espérance en un Jésus-Christ Serviteur et Sauveur ; que nous puissions commencer ou poursuivre notre travail dans la spiritualité, la mission et le charisme assomptionnistes ». 
Les trois jours ont été marqués par des activités, des projets, et des évaluations, ce qui nous a permis de nous rendre compte que les laïcs sont véritablement à la recherche du Règne.
 
Nous avons travaillé selon la méthode du Voir-Juger-Agir et Célébrer, aux trois niveaux suivants : le monde, le pays et le niveau local, c’est-à-dire la communauté et l’individu. 
 
Le premier temps, (l’étape du VOIR), a été consacré à regarder notre propre réalité, celle de nos groupes et celle du monde. Pendant cette étape, chacun disait quelle avait été la rencontre la plus importante, celle qui nous avait le plus marqués, ou celle qui nous avait le plus plu, et pourquoi. Chacun a raconté avec enthousiasme de beaux souvenirs, ce que ces rencontres avaient apporté, ce qui avait été vécu dans les différents lieux… cela donne l’agréable sensation que Jésus-Christ Serviteur et Sauveur fait son œuvre, c’est Lui qui nous encourage à continuer à chercher des chemins de communion. 
 
Ce partage fut très important parce que les laïcs prennent peu à peu conscience des différents changements qui s’opèrent dans tous les domaines. Les réflexions à ce sujet étaient profondes et bien éclairées, c’est là que nous nous rendons compte que les laïcs regardent la réalité telle qu’elle est, et qu’il est nécessaire d’avoir des gens de valeur pour mener à bien la mission confiée par Dieu. 
Puis nous avons évalué (étape du JUGER) ce qui est proposé dans les différentes villes, en notant les succès, les difficultés et les suggestions pour chacune d’elles. 
 
Les évaluations ont fait apparaître que les célébrations et les rencontres sont marquées par l’affermissement de la Spiritualité assomptionniste, la formation dans la foi, la participation, le partage vécu pleinement, l’union et la fraternité, la prise de conscience et le travail sur les questions de Justice, Paix et Intégrité de la Création, la croissance et la maturité des « semilleros » de Medellín et Cali, ; il a aussi été suggéré que Bogotá se joigne à l’un des groupes pour travailler au Semillero. Notons aussi l’innovation avec l’émission internet « Radio Pernet ».
 
Evaluation du camp des jeunes assomptionnistes à Sibate auquel ont participé les jeunes de Sibaté et Cali ; ce fut vraiment très enrichissant de partager la culture, la vie, la joie, la prière, et l’engagement. Même s’ils manquaient les membres de Bogota et Medellin, les objectifs proposés ont été remplis, à savoir que les jeunes se retrouvent pour vivre l’Assomption par l’art, la spiritualité et le charisme. 
 
2ème étape : éclairer
 
L’espace a été arrangé pour la prière, et l’on pouvait suivre un parcours qui proposait une prière différente pour chaque station (avec des phrases des fondateurs ou de l’Evangile).
 
L’éclairage était apporté par un document présenté par Lucía Alvear, présidente des Instituts séculiers à Medellín, et qui a partagé avec les laïcs quelques réalités de la Mission, de la vocation et de l’accompagnement sur les chemins de foi. 
Atelier du chemin d’Emmaüs : un itinéraire pour les vocations 
Ce travail se faisait à partir de l’évangile du chemin d’Emmaüs ; après avoir lu ce passage, un travail était proposé sur les cinq tâches du document :
 
1ère Tâche  : Semer (Parabole du Semeur), nous avons aussi rappelé la parabole de l’homme riche. Jésus nous demande de donner un sens à nos vies, il nous donne la liberté de choisir. Il est nécessaire de semer partout sans exception. L’interlocuteur principal est Dieu qui appelle qui Il veut, quand il veut et comme il le veut. Chaque étape de la vie a une signification vocationnelle. L’important est d’avoir un bon semeur à proximité. 
 
2ème Tâche : Accompagner : Celui qui sème devient accompagnateur. Qualités, caractéristiques et fonctions d’un accompagnateur (faire en sorte que l’autre parle, qu’il exprime ce qu’il ressent et ce qu’il désire, puis l’orienter et/ou faire appel à la personne qui pourra l’orienter). 
 
3ème Tâche : Eduquer. Eduquer dans la connaissance de soi-même, en montrant ses espérances, tristesses et joies. Stimuler la compréhension de la différence entre les tristesses et le plan de Dieu, et l’engagement. La vocation est un appel de Dieu, c’est le Seigneur qui me montre le chemin. Maître des vocations, c’est celui qui accompagne son élève, c’est celui qui sert par amour, la différence entre Maître et Professeur. Eduquer à lire la vie (dialogue spirituel avec la personne et avec Dieu).
 
4ème Tâche : Former : la formation, c’est faire à la personne accompagnée une proposition où elle découvre sa vocation et son identité. Il est aussi important de former le formateur car les situations et les contextes personnels, familiaux et sociaux, sont en changement perpétuel. Le moment décisif du passage d’Emmaüs est quand Jésus partage le pain : il y a reconnaissance car ce geste ne pouvait être fait que par lui ; la célébration eucharistique est une partie importante et essentielle de tout chemin vocationnel. Reconnaissance de la vie, de la vie de Jésus, apprécier sa propre vie. La vie ne se donne que dans la perspective du don de soi. Il est important de reconnaître que nous n’avons pas tous la même vocation (comparaison du passage biblique qui parle des membres de l’Eglise comme d’un corps), loi de la complémentarité, «  nous ne naissons pas tous pour être des chefs, mais nous aidons le chef ». 
 
La vocation est une réponse à Dieu, pas une initiative personnelle. C’est être choisi, et non choisir. La vocation ne va pas à la personne mais à l’action, dans les évènements de notre vie. Le don des autres fortifie mon propre don. 
 
5ème Tâche : Discerner et Décider : Pour que le chemin d’Emmaüs soit efficace, il faut apprendre à discerner (distinguer ce qui est bien et ce qui est mauvais, sagesse pour Choisir, se savoir conduit par la force de l’Esprit Saint pour choisir). Pour un discernement, un accompagnement est nécessaire. La vie est un discernement continu. Paul dit : « Examinez tout et gardez ce qui est bon ». Tout discernement fondé sur la parole de Dieu est un discernement qui donne des fruits. 
 
Pour aider à dissiper le doute, il faut donner des responsabilités pour qu’ainsi il/elle ait confiance en lui/elle et accompagner pour qu’il/elle se laisse choisir par Dieu.
 
Les propositions et les questions autour de la thématique étaient intéressantes en raison de la richesse du document, et de l’analyse et de la profondeur des participants. 
 
Par villes et en groupe pour le travail du matin, des engagements ont été élaborés pour aider les laïcs dans leur évangélisation avec des contextes et des problématiques différents. 
Pour l’étape de l’agir, les villes ont fait des propositions qui ont encouragé à travailler l’identité des laïcs, la formation, la continuité des processus, se risquer à travailler ce « Trésor Commun », en prenant pour centre Jésus-Christ Serviteur et Sauveur. 
  • Regarder la réalité et chercher des alternatives pour trouver des méthodologies d’évangélisation
  • Trouver des stratégies pour encourager les groupes qui se sont dissous. 
  • Se retrouver pour semer, éduquer, discerner et agir en tant que Groupe Animateur ; en équipe, faire la projection du plan de travail.
  • Donner un sens à la Parole avec les faits
  • Assumer les changements de la vie, et nous y préparer
  • Diffuser à d’autres le matériel produit par les groupes, pour enrichir leur travail.
Lucia Alvear dit ce qui lui paraît nécessaire :
  • Prise de conscience des groupes, sens d’appartenance de la spiritualité assomptionniste
  • Nous convaincre nous-mêmes pour convaincre.
  • Revenir aux sources, en particulier les évangiles
  • Rencontre d’intégration familiale : présenter le plan de travail aux enfants et à leurs familles
Dans l’étape « célébrer » l’action de grâces, nous avons partagé l’Eucharistie, avec une bénédiction spéciale des laïcs, la remise de signes et symboles. 
 
Etape de l’Agir :
Proposition de campagnes pour le respect de l’environnement ; proposition de moyens, d’alternatives et de pages web, ainsi que des propositions écologiques. 
Partage de la planification proposée par chaque ville, contenus intéressants, utiles, et qui motivent pour continuer ou améliorer le travail par rapport à la prière, la formation, la célébration, l’approfondissement, l’économie, l’action, l’organisation et pour continuer à révéler Jésus-Christ Serviteur et Sauveur, et à œuvrer pour le Royaume. 
Soeur Luz Amparo
10/04/2014
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