Province des Etats-Unis : quelques échos

Lois Woods, Secrétaire provinciale, prend sa retraite
 
La Province des Etats-Unis a exprimé sa gratitude envers Lois F. Woods, Secrétaire provinciale entre juillet 1998 et janvier 2014, à l’occasion de son deuxième départ en retraite ! Lois a écrit aux Petites Sœurs pour partager avec elles quelques bribes de souvenirs qu’elle a vécus avec toutes les sœurs qu’elle a rencontrées pendant cette période. Voici quelques extraits de son texte :
 
« Par où commencer ? Je venais de prendre ma retraite chez IBM. Maryalice Spencer, ma belle-fille (la fille de mon mari) qui travaillait déjà à Walden, m’a demandé si je voulais bien aider les Petites Sœurs à mettre en place leur Bureau provincial à Walden, car elles quittaient celui de New York. On était en juillet 1998, et je ne recherchais pas de travail car je m’apprêtais à monter ma propre société de séminaires pour les femmes en activité. Toutefois, j’ai demandé à rencontrer Sr. Jean McCormack, la Provinciale de l’époque, pour voir quels étaient leurs besoins. Elle voulait que je vienne travailler pour elle et il m’a fallu peu de temps pour accepter de rejoindre les PSA. 
 
Les Sœurs m’ont accueillie à bras ouverts. Je me suis progressivement attachée à elles et elles sont devenues ma « famille ». Chaque année, je disais à mon mari : « Bon, je vais peut-être travailler encore un an ». Et à force de dire « encore un an », cela m’a amenée 15 ans et demi plus tard, alors que j’étais là au départ pour une courte période ! La vie au quotidien avec les Petites Sœurs a été une vraie aventure, j’en ai apprécié chaque minute, et ma vie en a été considérablement enrichie ! » 
 
Lois a joué un rôle capital pendant les années qu’elle a passé dans la Province, et notamment, elle nous a assistées lors de nombreux Chapitres Provinciaux. Elle avait un très bon esprit d’équipe, et prenait en main un tas de petites choses à traiter dès qu’elles apparaissaient. En donnant de son temps et de ses talents, elle a souvent fait preuve d’une générosité discrète et humble, bien au-delà de son sens du devoir, aussi important et apprécié par toute la famille élargie des PSA. L’album de photos qu’elle a reçu en cadeau de la Province lui permettra de garder longtemps ces souvenirs. Le poème qui suit, que nous apprécions particulièrement, illustre parfaitement l’esprit de réciprocité dans les relations. Nous remercions Lois pour la qualité de cette réciprocité qui existait entre nous.
 
Sr Annette, Petite Soeur
 
Traduction du poème :
 
Quand les relations nous font grandir
 
Même quand la vie paraît fragile
quand tout est sombre et douloureux
complexe et difficile
être aimé et entouré par une personne
c’est de la lumière et de la chaleur
qui va faire grandir une autre personne :
s’entraider apporte sens et espérance
aux deux
être lumière et chaleur
dans la vie d’un autre
nourrit la croissance chez les deux.
A cette croissance nous nous engageons
S. Maureen, Petite Soeur
 
Des femmes d’East Harlem aux Nations unies
 
Le 17 octobre 2013, j’ai prononcé un discours aux Nations unies sur l’éradication de la pauvreté. Martha Adrade, qui travaille et vit avec les Petites Sœurs, m’a demandé de parler de mon expérience de vie dans un quartier où la pauvreté est présente. J’ai accepté l’invitation, car c’était pour moi l’occasion d’exprimer ce que je pensais sur ce thème.
 
Un petit groupe de 15 mères d’East Harlem et 3 membres de Little Sisters Family Health Service y ont participé. Aux Nations unies, j’ai parlé de ce que j’ai vécu à East Harlem depuis que j’y suis arrivée en 1992 avec mon mari et nos trois garçons après avoir quitté le Mexique. Pendant toutes ces années, je me suis aperçu qu’un grand nombre d’adolescents quittaient le lycée parce qu’ils devaient choisir entre aller à l’école et travailler pour subvenir aux besoins de leur famille. Une fois qu’ils avaient abandonné les études, ils perdaient tout intérêt pour l’école et ne souhaitaient pas y retourner. Les écoles sont surpeuplées et n’ont pas assez de matériel pour apporter une instruction de qualité à nos enfants, parfois elles n’ont même pas les livres pour apprendre. Ce qu’il manque aussi, ce sont des programmes d’aide aux enfants pour parvenir à entrer dans de bonnes universités après le lycée.
 
Les Petites Sœurs de l’Assomption proposent de nombreux programmes qui peuvent aider les personnes dans le besoin, comme le groupe des mamans, les cours d’anglais, le soutien scolaire, etc. Je vais chez les Petites Sœurs de puis 1993, et elles m’ont beaucoup aidée. 
 
Le fait de participer aux Nations unies, m’a fait une forte impression : j’ai réalisé que malheureusement, les jeunes sont ceux qui sont le plus touchés par la pauvreté. J’ai aussi été ébahie en voyant le nombre de dirigeants du monde entier, rassemblés pour trouver une solution à ce problème. 
 
Avelina 
 
Fête de Notre-Dame de Guadalupe
 
J’ai eu la chance d’être invitée à la fête de Notre-Dame de Guadalupe le 12 décembre. La veille, il a fallu préparer le lieu où devait être placée l’image de Notre-Dame et l’espace pour recevoir tout le monde.
 
Chacun y a mis du sien et a fait preuve de dévouement pour achever les préparatifs. Nous étions cinq femmes et nous avons donné de notre temps (3 heures après le travail) et de notre amour. Ainsi, nous avons eu l’occasion de nous rapprocher les unes des autres et de faire connaissance de façon plus intime. 
Le jour de la fête, les gens sont arrivés avec des fleurs, de la nourriture à partager, et certaines femmes avaient revêtu un costume typique de Mexicaine ou de Guadalupana. Certaines d’entre elles avaient même habillé leurs petites filles avec les costumes traditionnels de leurs villages. Pendant la cérémonie, il y a eu beaucoup de louanges, de chants, de musique et de danses en l’honneur de la Vierge de Guadalupe. 
 
J’étais étonnée de voir autant de visages de femmes, certaines enthousiastes, d’autres silencieuses, certaines chantant, et d’autres se balançant au rythme de la musique. J’ai aussi remarqué que la plupart de celles qui étaient présentes étaient mexicaines. 
 
Il y a eu un moment émouvant, lorsque la maîtresse de cérémonie, Yolanda, a remercié Notre-Dame, en disant : « … parce qu’elle nous protège avec son manteau et nous accompagne, et ce par le biais de personnes comme Sœur Susanne Lachapelle (PSA) qui nous donne son attention et nous rend visite » ; elle a aussi nommé Sœur Suzanne Delee (Sœur de la Miséricorde). Toute l’assemblée a répondu par un tonnerre d’applaudissement chaleureux.
 
J’ai été invitée à clore ce temps béni en remerciant tout le monde pour leur présence aux côtés de Notre-Dame, qui nous a rassemblés, quelle que soit notre provenance. Puis j’ai invité tout le monde à dire ensemble les prières qui nous rassemblent : le Notre Père et le Je Vous Salue Marie.
 
La fête de Notre-Dame de Guadalupe s’est achevée par des danses et un repas pour tout le monde, et « on a rempli douze paniers avec les restes de pain » 
C’est le miracle qui s’accomplit lorsque la foi, les rêves et les espérances sont partagés avec les autres.
Sr Deysi, Petite Soeur
 
12/05/2014
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