Projet HOPE

Voici quelques exemples d’accomplissements et de dénouements heureux qui ont été possibles grâce aux missions et aux services subventionnés dans la Province des Etats-Unis.

Ce projet est né il y a vingt-cinq ans, lorsque les Petites Sœurs de l’Assomption ont décidé d’ouvrir les portes de leur communauté aux femmes sans abri avec leurs enfants. Hope (espoir ) = House Open People Enter = (la maison est ouverte, les gens entrent).
C’est devenu l’un des premiers centres d’accueil pour les familles à voir le jour dans l’état du Massachusetts, prenant le statut d’association à but non lucratif. Project Hope s’est ensuite développé pour devenir une agence proposant de multiples services, initiative d’avant-garde à Boston pour sortir les familles du mal-logement et de la pauvreté. Les mères qui ont des revenus très insuffisants peuvent ainsi avoir accès à l’éducation, au travail, au logement et aux services d’urgence ; leur épanouissement personnel est encouragé ; et c’est au bout du compte une initiative qui œuvre pour que des changements s’opèrent à un niveau plus large. Le climat actuel d’instabilité économique a fait plonger dans la pauvreté des familles qui auparavant avaient une certaine stabilité ; nous sommes donc aujourd’hui appelées à trouver des solutions créatives pour permettre aux gens de se sortir de la pauvreté : c’est la mission de Project Hope.
 
Project Hope, un innovateur social reconnu
 
En 2010, la formation proposée par Project Hope dans les métiers de santé (le WDEP) a gagné un prix en matière d’innovation sociale, dans la catégorie de l’emploi et de l’éducation, décerné par le Forum de l’Innovation Sociale. En mai, la directrice de cette formation, Tressa Stazinski, a présenté la formation aux investisseurs intéressés par une approche originale pour aider les personnes ayant des revenus limités à subvenir à leurs propres besoins. Elle a donné quelques exemples d’accomplissements positifs, obtenus par Project Hope, à ces bienfaiteurs potentiels prêts à financer des projets ayant des résultats concrets positifs. Voici quelques-unes des histoires qu’elle leur a partagées :
 
Tanya, du domicile perdu à l’espoir retrouvé
Tanya est arrivée à Project Hope parce qu’elle fuyait l’homme qui la maltraitait ; elle n’avait strictement rien, à part ce que ses enfants avaient réussi à caser dans leur sac-à-dos. Aujourd’hui, diplômée du WDEP, Tanya a retrouvé une stabilité financière et elle peut subvenir aux besoins de sa famille.
Lisa, 6 ans de stabilité
Lisa était au chômage depuis deux ans et elle était sur le point de tout perdre : sa maison, ses enfants, son estime de soi et sa dignité. Depuis qu’elle a été diplômée du WDEP il y a six ans, elle travaille dans le domaine de la santé. La présentation du Forum de l’Innovation Sociale montrait comment les approches créatives appliquées par WDEP peuvent avoir des effets profonds et durables sur les participants.
 
Karen, ambassadrice de Project Hope
 
Karen, mère de deux enfants, a été licenciée alors qu’elle s’occupait du service clientèle dans une agence d’assurances en 2009. Même avec ses allocations chômage, elle ne pouvait plus payer la location de son appartement à Dorchester, et elle a été expulsée avec sa famille. Après avoir frappé aux portes de plusieurs membres de sa famille qui ne pouvaient les recevoir que temporairement, le Department of Transitional Assistance (équivalent de l’assistance publique) les a placés dans un hôtel à Braintree. Ils y ont habité pendant six mois, jusqu’à ce qu’une place se libère au centre d’accueil familial de Project Hope.
 
Karen a passé les premiers mois à participer à tous les programmes offerts par Project Hope. Elle a inscrit son plus jeune enfant au centre pour enfants et a suivi la formation professionnelle, qui offre des cours et un accompagnement pour la recherche d’emploi dans le domaine de la santé.
 
En août 2010, sa famille a reçu les clés d’un appartement de trois chambres, financé par plusieurs fonds privés et publics. En avril 2011, elle a trouvé un travail dans un hôpital des environs de Boston. Elle a commencé à mi-temps, mais au bout de quelques mois, on lui a proposé de passer à temps plein. Son parcours a été long et difficile, mais aujourd’hui Karen est sortie de la précarité et a retrouvé un équilibre de vie.
 
 
L’association Newburgh Ministry accomplit une mission de présence, de service et de transformation auprès de la population défavorisée de l’est de Newburgh. Fondée en 1983, c’était au départ une mission commune à trois communautés inter-congrégation ; depuis 1985, elle n’a cessé de se transformer. Avec la montée en flèche du nombre de sans domicile fixe et en raison du manque de logements abordables, l’association, aidée de nombreux bénévoles, a décidé de rester ouverte même la nuit, pour pouvoir accueillir les hommes sans logement. Cette initiative, qui a pris le nom de Winterhaven (refuge d’hiver), a conduit à la rénovation d’un bâtiment et un programme d’accueil qui fonctionne toute l’année, en plus des programmes offerts dans la journée. Le bâtiment ainsi rénové a ouvert en janvier 2011. Jim McElhinney, son directeur, a travaillé sans répit avec le conseil d’administration et le personnel, pour pouvoir réaliser son rêve.
 
En février 2012, Jim a quitté l’association, pour travailler dans un nouveau programme pour les sans-abris à Indianapolis, dans l’Indiana. En tant que membre du conseil d’administration, Jean McCormack, PSA, s’occupe du recrutement d’un nouveau directeur, et elle travaille avec le personnel pour voir quels sont les besoins au jour le jour jusqu’à ce qu’on trouve un directeur. A chacune de ses visites au Newburgh Ministry, Jean peut constater combien le personnel et les bénévoles sont dévoués et pleins d’amour pour se mettre au service des personnes qui franchissent chaque jour le seuil de l’association. C’est un nouveau chemin de transformation, alors que le personnel, l’équipe et les clients de l’association pleurent le départ de Jim et se tournent vers l’avenir. Nous espérons poursuivre ce rêve dans le nouveau bâtiment et continuer à œuvrer pour les plus marginalisés dans ce secteur de Newburgh.
 
 
La vie à Andrus-on-Hudson : la communauté de retraite où résident 7 Petites Sœurs.
 
Andrus est comme un village à part entière, avec un personnel et une population de résidents multiculturels. Le déroulement des journées est sans surprise, le personnel vaque à ses occupations et les résidents suivent le rythme qui a été fixé pour eux.
Tout au long de l’année, de multiples animations sont offertes à Andrus-on-Hudson. Elles sont l’occasion, pour les habitants du secteur, d’apprendre, de se divertir et de mieux connaître les résidents. Ici, la musique est de mise. Les animateurs n’ont pas leur pareil pour revigorer les résidents, même les plus affaiblis, en les entraînant au rythme de la musique : qu’il s’agisse de jazz ou du reggae, lorsque l’animateur commence à danser, le rythme est contagieux, et en un tournemain, les infirmières et les auxiliaires entrent dans la danse. Stimulés par la musique et le mouvement, les résidents, malgré leurs handicaps, sont aussitôt entraînés. Les corps qui sont normalement raides et confinés dans des fauteuils roulants, se mettent à balancer et les visages s’illuminent.
 
Parmi les activités proposées : des cours de gymnastique et de maintien en forme, le yoga, la méditation, des jeux de boules, jeux de palet, art et travail manuel, thérapie par la musique, leçons de piano, troubadours, zoothérapie, conférences, barbecue extérieur, thés de l’après-midi, soirées crèmes glacées (l’une de nos préférées !), films du matin, journées à thèmes, concerts, pièces de théâtre, garden parties, casino et foires artisanales.
 
Le train qui vient de New York a son propre rythme et achemine périodiquement des Sœurs, des amis et des bénévoles à Andrus. Quelle chance nous avons d’avoir ces visiteurs en plus du personnel qui est si dévoué, et qui ponctuent la routine quotidienne. Avec un sourire chaleureux, un « bonjour », une conversation amicale et de l’humour, ils nous aident à surmonter les contrariétés et parfois, on dirait qu’on a poussé les murs de notre petit ascenseur !
 
 
Pernet Family Health Service : Service de santé familial Pernet
 
A Worcester, dans le Massachusetts, plus de 600 familles ont bénéficié des nombreux programmes proposés par le Pernet Family Health Service cette année ; même si le contexte économique a fait qu’il a été difficile de trouver un financement pour ces programmes, le PFHS continue de réaliser des visites à domicile et d’organiser des groupes pour les parents et les enfants. Pas moins de 4.000 personnes ont reçu de la nourriture, du lait maternisé et des couches. Les nombreuses donations d’articles de puériculture, de vêtements et de meubles ont directement bénéficié aux familles qui avaient tant de mal à joindre les deux bouts.
 
Notre spécialité est la visite à domicile pour venir en aide aux familles, mais le PFHS a développé de nombreuses initiatives de quartier qui aident à tisser des liens sociaux. Ces dernières années, le Family and Community Development Program a instauré des cours de nutrition, un laboratoire informatique, une initiation au leadership, et chaque hiver, une patinoire est installée avec l’aide de nombreux groupes du quartier. Nous avons suivi les 3 étapes du modèle propre aux Petites Sœurs de l’Assomption : intervenir dans l’urgence, aider les gens à développer leurs compétences et encourager l’engagement civique, pour aider les familles à retrouver peu à peu leur indépendance. Le PFHS a été cité dans la brochure diocésaine pour sa campagne Partners in Charity (partenaires dans la charité).
 
Les Petites Soeurs de l’Assomption aux USA
21/05/2012
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