Présence des Petites Soeurs dans les familles du quartier - Paysandú Sur

« La part d’héritage réservée à la Petite Sœur, c’est le pauvre, l’ouvrier et sa famille : cette part, elle l’aimera avec prédilection. » (Etienne Pernet)

Leo, 12 ans, conduit son frère de 7 ans à l’école en moto, sans l’autorisation de sa maman qui est enceinte de 5 mois. A trois rues de la maison, un véhicule les renverse et Leo est hospitalisé, dans un état très grave. La mère est hospitalisée avec lui, et une Petite Sœur l’accompagne dans cette grande souffrance, car son état la rend si vulnérable à l’attente des nouvelles qu’on s’attend au pire. Les autres Petites Sœurs pénètrent dans le foyer, lavent le linge, le repassent, le rangent, l’emportent chez elles, et ce pendant de nombreux jours.
 
Le frère aîné Gustavo, 13 ans, va au lycée ; il reste seul, angoissé. Les Petites Sœurs lui offrent de loger dans notre communauté pendant que sa mère veille sur son petit frère à l’hôpital, nous nous relayons pour le réveiller à 6h. le matin et lui préparer son petit déjeuner avant qu’il parte au lycée ; il revient l’après-midi, nous l’attendons avec un goûter préparé avec tendresse, pendant qu’il nous partage ce qu’il a vécu avec ses camarades et ses professeurs.
 
Avec les voisins et la communauté, nous avons fait une journée de prière pour le prompt rétablissement de Leo et grâce à Dieu, aujourd’hui il va bien, il marche (avec des séquelles), pour la joie de sa famille et de nous toutes. Quatre mois plus tard, son petit frère est né, et il va très bien.
 
Ma Luisa, 70 ans, femme très croyante qui a un amour profond pour le Seigneur, très solidaire, toujours soucieuse de pouvoir aider beaucoup de monde en silence, tombe malade et le médecin ne lui donne plus que 6 mois à vivre ; elle est consciente de cette situation. Sa sœur unique la prend chez elle, elle lui offre tout le nécessaire pour ce temps qu’il lui reste : par ses soins infirmiers, elle veille sur elle avec application pendant ces six mois ; elle assume peu à peu cette dure réalité.
 
Les Petites Sœurs accompagnent Ma Luisa avec tendresse, elles prient, la recommandent à Marie car elle lui voue un grand amour, elles lui apportent la paix dans ces moments difficiles ; elles restent avec elle en particulier dans les heures qui arrangent Carmen pour qu’elle puisse recevoir l’Eucharistie à la paroisse avec tranquillité, et prendre ainsi des forces pour les temps difficiles qui approchent. Plusieurs amies de la paroisse veulent aussi aider d’une manière ou d’une autre et raccompagnent les Petites Sœurs à la communauté, car il n’est pas conseillé d’arriver trop tard dans le quartier. Ma Luisa décède six mois plus tard, comme l’avait annoncé le médecin traitant.
 
María, une jeune de 30 ans, va être maman pour la seconde fois mais sa grossesse est très compliquée, et elle doit être hospitalisée car sa vie et celle de son bébé sont en danger.
Sa santé est si fragile qu’elle ne doit pas rester seule un instant : sa mère reste donc avec elle la nuit, son époux travaille et dans ses moments libres il vient aussi la voir, mais il est nécessaire d’avoir une présence à tous les instants ; c’est pourquoi les Petites Sœurs restent auprès de María, pour lui donner à manger, à boire, veiller à ce qu’elle ne se lève pas, car elle doit rester allongée même pour manger, cela fait partie du traitement.
 
C’est ainsi que se sont passés les derniers mois de sa grossesse, jusqu’à la naissance du bébé. La mère est en bonne santé et ce beau bébé de 3,6 kg est entouré de l’affection de ses parents, grands-parents, et des PSA.
 
Rosa, 90 ans, d’une grande bonté, serviable, énergique, pieuse, a préparé pendant des années des « goûters » pour les enfants carencés du quartier, avec d’autres personnes, après le « Soutien scolaire ». Durant sa maladie les Petites Sœurs lui apportent la Communion qu’elle reçoit avec beaucoup de recueillement, elle attend chaque fois le Seigneur Jésus comme « Quelqu’un » de très important dans sa vie qui lui rend visite dans la semaine.
 
Dans sa famille nombreuse de 7 enfants, 2 de ses sœurs aident à la Chapelle, elles sont très généreuses et actives. Rosa s’est fracturé la hanche et en raison d’une grève importante des médecins, elle n’a pas pu être opérée, et elle est restée immobilisée ; sa longue immobilisation a provoqué des escarres, et les Petites Sœurs ont dû la soigner pendant plus d’un an, tout en surveillant sa tension et en accompagnant les membres de la famille.
Une grande amitié s’est nouée avec la famille reconnaissante pour les services offerts.
 
 
Nous sommes allées faire la connaissance de Francisco Joaquin, né le 1er juillet, à 3,9 kg c’est un beau bébé, la joie est grande dans la famille et chez les amis. C’est le 5ème petit-fils de nos voisins, une famille ouvrière très solidaire de 2 enfants, qui ont été les premiers à aider les Petites Sœurs quand elles ont emménagé à Paysandú ; ils se sont occupés de leur porter à manger tous les jours, pour le repas du midi ou du soir.
 
Les Petites Sœurs ont le souci des grands-parents, par la proximité, des services simples, et concrets.
 
La communauté de Paysandú – Uruguay :
Mirandolina – Ma. Angélica – Liliana 
16/01/2014
Enregistrer au format PDF Imprimer l'article envoyer l'article par mail envoyer par mail
> Tous les articles remonter Remonter