Petites Soeurs – Laïcs : Assemblée post-capitulaire / 13 septembre 2011

L’Assemblée post-capitulaire a été une occasion d’avancer avec des laïcs qui partagent un Charisme qui les habite et qui, de plus en plus, s’identifie avec celui qu’ont reçu Etienne Pernet et Antoinette Fage. Voici, dans les grandes lignes, la synthèse faite par Mme Martha Saint Pierre.
 
“Vingt-cinq Petites Sœurs nous accueillent, nous sommes neuf laïcs de la Maison Orléans auxquels s’ajoute une participante occasionnelle. Ensemble, nous amorçons une réflexion devant éclairer nos pas pour les années à venir. L’animatrice, Jacqueline Boudreault, (Sœur du Saint Nom de Jésus et de Marie) nous invite à revoir les orientations du Chapitre Général des PSA à la lumière de ceux du Chapitre Provincial.

Elle nous rappelle fort justement que « Être réunis autour d’un charisme, c’est plus grand que le Chapitre », en partant de certains éléments de synthèse qui parlent de la première priorité travaillée en Chapitre provincial voulant que ce soit « Dieu qui envoie » ; il faut donc écouter Son appel.
Un bon moyen de bien écouter, c’est de VOIR, puis de s’ÉMOUVOIR pour ensuite être capable de SE MOUVOIR. Ces éléments se développant en boucle, nous permettent d’en arriver à un « dialogue de vie », un dialogue qui donne la vie, qui reçoit la vie, qui prend soin de la vie. Ces chemins de vie comportent des MISSIONS (mission = envoi).
 
Ensuite, les Petites Soeurs sont appelées à livrer les « étincelles » qui ont jailli au début de leur travail de ce matin. Elles s’expriment :
« Rejoindre l’autre où qu’il soit ; entendre, c’est plus qu’écouter ; nous sommes des migrants (déracinement qu’on a connu...) ; croire qu’un autre monde est possible ; la mission vient de Dieu, des entrailles de Dieu père-mère, et déploie le rêve de Dieu. Elle m’envoie aux frontières ; la maison commune s’est agrandie à la grandeur de la planète, j’ai appris à accueillir les autres “différents” ; l’Esprit n’agit jamais seul. À la Maison Orléans, il y a mobilisation pour un monde meilleur ; être avec d’autres déracinés. On devient des migrants quand on lâche quelque chose… »
 
Et l’animatrice conclut : « Maison commune – accent international ouvert à d’autres... inter-réseaux, interculturels, interreligieux, inter etc. »
 
Nous reprenons alors la deuxième priorité, du Chapitre général : « Une mission trans-formée ». Il est rappelé l’importance de témoigner de ce qui nous fait vivre en n’oubliant pas le conseil du Père Pernet : « Ne soyez pas des prêcheuses. » Le chant de Robert Lebel « Que nos gestes parlent de TOI » est évoqué.
 
 
Nous sommes alors envoyés en ateliers pour échanger à partir des 3 questions suivantes :
  • Quels lieux d’insertion privilégier ?
  • Y a-t-il d’autres lieux dont nous devrions nous approcher ou vers lesquels nous pourrions être appelés ?
  • Quels pas devons-nous consentir à faire pour libérer toute la diversité des richesses du Charisme ?
Enfin, nous nous retrouvons en assemblée plénière, où priorité de parole est donnée aux laïcs présents. Chacun exprime d’abord son attente pour cette rencontre :
 
« être plus proche de la communauté ; ne pas être seul, faire partie d’une famille qui accueille, marcher ensemble ; unité ; est-ce que la Maison Orléans peut se situer par rapport au Manifeste de la fin du Chapitre Général ? Y a-t-il un rapprochement avec les objectifs de la Maison Orléans ? Vivre un présent intéressant ensemble… »
 
Le partage se poursuit avec ce que signifie pour lui/elle d’appartenir à la Maison Orléans. Chacun s’exprime :
 
« je viens chercher “l’huile nécessaire” pour continuer. De là, je m’engage dans le quotidien ; c’est grâce à une petite sœur que je suis rendu là où j’en suis maintenant, actif à l’équipe d’animation de la Maison ; la Maison Orléans est un milieu ouvert, comme une grande famille ; j’identifie des moyens concrets pour avancer ; les liens de tendresse que l’on partage aident à se relever ; je me sens proche de l’élan du Manifeste du Chapitre général, invitation à dépasser les frontières ; je suis fidèle à mon rêve d’enfant : s’accrocher au présent, au quotidien, aux petites choses qui risquent d’apporter de l’espoir aux familles des détenus que je rencontre ; ouvrir la porte de sa maison fait prendre conscience que, par extension, j’aide quelqu’un de l’Afghanistan, une mère éplorée du Soudan, un enfant affamé de Somalie… Ainsi, je me rapproche de ceux/celle qui habitent la GRANDE MAISON FRATERNELLE… »
 
L’auteur de cette synthèse ajoute : “Les laïcs ont surtout parlé de faire communauté, de continuer le projet Maison Orléans, insistant sur le fait que c’est le ressourcement qu’y trouvent les participants qui teinte leur engagement au-delà de la Maison.” Elle souligne la conclusion de l’animatrice : un engagement enraciné ici… raccroché à une famille mondiale… en lien avec ceux/celles qui s’alimentent à la même source. »
 
Nous voulons creuser quelques éléments durant les années à venir :
1 - Manifeste : migrants, défi du nouveau monde ;
2 - Priorités : les confronter avec celles de la Congrégation ;
3 - Ensemble : le même charisme, garder nos identités propres.

VA AVEC LA FORCE QUI T’ANIME !
 
par Soeur Céline, communauté de Montréal
21/11/2011
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