LE PAPE FRANCOIS ET LES PETITES SŒURS DE L’ASSOMPTION : UNE HISTOIRE D’AMOUR ET DE SERVICE

Les Petites Sœurs de l’Assomption sont arrivées à Buenos Aires (Argentine) en 1910. En 1932 elles ont ouvert une 2ème communauté dans un quartier de la zone de Florès à la périphérie : maisons simples d’ouvriers, beaucoup d’immigrants.

Une de ces familles était le couple formé par Marío José Bergoglio et Regina María Sívori, immigrants italiens. Cette famille ouvrière demanda l’aide des Petites Sœurs à la naissance de Jorge Marío le 17 décembre 1936. « A la maison nous les aimions beaucoup. Ma grand-mère était une de leurs ‘Moniques’. Elle était comme de la famille. L’une d’entre elles m’a pris dans ses bras alors que je venais de naître. » C’était Sœur Oliva, irlandaise. L’année suivante, pour la naissance d’une petite fille, ce fut Sœur Antonia Ariceta, argentine, qui les soigna, s’occupant de la maman et des deux enfants puisque Jorge était encore très petit.
 
Les parents et la grand-mère de Jorge Marío étaient membres de la Fraternité et des Filles de Ste Monique, groupes de laïcs très actifs dans cette communauté de Flores. « Mon père et ma mère nous parlaient des Petites Sœurs. Elles s’en allaient avec empressement travailler comme domestiques dans les maisons où il y avait une femme qui avait besoin d’être aidée pour faire le ménage, pour envoyer les enfants à l’école… quelqu’un de pauvre qui ne pouvait payer pour être aidée. Domestiques, servantes pauvres, cela m’impressionnait toujours. Ils nous racontaient qu’elles avaient la Règle de St Augustin. « De temps en temps mon père ou ma mère, mais plus souvent mon père, nous emmenaient leur rendre visite calle Junta. Quand il pleuvait beaucoup celle-ci était inondée et il fallait passer par un pont. Dans le quartier on les appelait ‘les Petites Sœurs du pont’ à cause de ce pont qu’il fallait traverser. » 
 
Jorge Marío a gardé comme quelque chose de très précieux le crucifix qu’on remettait aux ‘Moniques’ et qui appartenait à sa grand-mère. Il a dit, un jour, que celui-ci se trouvait près de son lit : « c’est la première chose que je vois au réveil ».
Resté en relation étroite avec les Petites Sœurs, après sa nomination comme archevêque de Buenos Aires il rend régulièrement visite à Sœur Antonia et à sa communauté dont il se veut très proche et fraternel. Il parle avec les sœurs de leur travail à l’hôpital ou dans le quartier. 
 
Le 15 août 2010 il préside donc la célébration des 100 ans de l’arrivée des Petites Sœurs en Argentine et termine ainsi son homélie : « Aujourd’hui en cette fête de la Vierge Marie, où cette dernière est reconnue par Jésus le Serviteur, rappelons que c’est elle qui l’a soigné en servant. Regardons Marie toujours prompte à servir et disons merci à Dieu parce qu’en Argentine des femmes religieuses se sont organisées pour remplir sa mission. A cette époque on n’osait pas encore parler d’insertion mais pourtant elles étaient insérées jusqu’au bout des ongles. Nous rendons grâce à Dieu parce que ces religieuses vivent du charisme du Père Etienne Pernet et de Mère Marie de Jésus et qu’à travers leur travail simple elles ont pu montrer concrètement à notre peuple que Marie est mère et que l’Eglise est mère. »
 
« Nous vous partageons les liens qui nous unissent à ce prêtre qui a grandi dans une famille qui partageait le charisme et la spiritualité de notre Congrégation, et qui, aujourd’hui, par la volonté de Dieu, est notre Pape François », terminent les Petites Sœurs d’Argentine. 
 
Les paroles en italique ont été prononcées par le Pape François, alors cardinal de Buenos Aires, lors de l’homélie de la célébration du Centenaire de la fondation en 2010
 
13/03/2015
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