La parole est aux Petites Soeurs

Les Petites Soeurs de la péniche "Je Sers" témoignent...

Soeur Marie-Rose  : pour moi je ressens très fort l’importance de la communauté et la place de chacune, de même que ce lien de réciprocité avec la communauté des AA et de toute cette vie. Je dis souvent : « C’est comme un tourbillon et il est difficile d’être partout à la fois ». Je suis souvent dans ce lieu de passage entre la chapelle et la salle à manger. J’aime y donner du temps avec d’autres pour y mettre un peu de propreté, que cela soit accueillant, écouter les gens qui passent. Je pense souvent à nos fondateurs, habités par l’Evangile, mobilisés par l’urgence d’annoncer la Bonne Nouvelle et à procurer sa Gloire par « le Salut des pauvres et des petits ». Nous sommes bien du « Je Sers ».
 
Soeur Myriam : pour moi, j’ai constaté que, en continuant à avoir un mi-temps salarié, largement augmenté par du temps de travail gratuit sur le bateau (je travaille environ 3 jours et demi, parfois quatre par semaine), je suis passée de l’exécution d’un contrat à l’accomplissement d’une mission. Aujourd’hui, je propose à chacun de se mettre en marche et de prendre sa place dans l’équipage, que ce soit pour les bénévoles, les salariés et les stagiaires. Un autre pan de mon travail est l’accompagnement social des familles et des personnes ; là je les rencontre essentiellement en entretien et j’essaie de faire avec eux un projet en vue d’une intégration citoyenne, de prendre une place où ils se reconnaissent eux-mêmes « personne à part entière ». Je rencontre d’autres partenaires de la ville et du département avec lesquels nous développons différentes actions, différents projets. Avec le Directeur de l’Association et la communauté assomptionniste, nous voyons l’ensemble du mouvement des personnes sur le « Je Sers », la ligne à impulser et les limites à imposer, comme les possibilités de vie.
 
Soeur Bernadette : pour moi, je suis ouverte à toute cette réalité du bateau aux multiples visages, mais spécialement attentive à accompagner les familles dans leur quotidien et répondre à leurs demandes. Le français est indispensable pour entrer en contact les uns avec les autres, pour voir un médecin, aller à la sécurité sociale, chercher du travail etc… Aussi, c’est à partir de leurs réalités concrètes que nous apprenons à parler. A midi, il y a les tables à dresser pour le repas, puis il y aura la vaisselle à faire, c’est ensemble que nous essayons de réaliser tout cela comme dans une famille, c’est notre « vivre avec », en proximité. 
Pour chacune de nous, la vie n’est-elle pas une traversée, et notre arrivée au port, ne la vivons-nous pas portées par la grâce de cet envoi ?
 
Nous rendons grâce à la Congrégation pour notre envoi, notre communauté et notre mission : notre porte est ouverte à tous !
05/04/2011
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