Il y a 50 ans, les Petites Soeurs des Champs deviennent Petites Soeurs de l’Assomption

Lorsque le Chapitre général de 2011 parle d’échange, d’inter-relations, d’inter-Congrégations, comme une chance pour sortir de nous-mêmes et découvrir la richesse que la différence nous apporte, c’est l’occasion de faire mémoire de l’arrivée dans la Congrégation, il y a 50 ans, des Petites Sœurs des Champs. (Les ‘Pain de Chez Nous’ du 11 juillet et du 4 octobre 1962 nous y aident)

Jean-Baptiste Delpech, jeune prêtre du diocèse de Montauban, envoyé dans une paroisse rurale à Gandalou, y découvre la déchris¬tianisation rurale. Il fait une analyse semblable à celle d’Etienne Pernet quinze ans plus tard : la foi trop peu enracinée y a été balayée par les ruptures suite à la Révolution française, les guerres etc. auxquelles s’ajoute la naissance de l’ère industrielle et du capitalisme. Il faut ré-évangéliser les habitants des campagnes aussi bien que ceux des villes. C’est alors qu’il fonde, en 1844, la Congrégation des Petites Sœurs des Champs à qui il va demander de s’engager à fond dans une existence qui les mêlent à la vie paysanne, aux travaux agricoles aussi bien qu’au soin des ménages ruraux, dans le but de “rechristianiser” le milieu tout entier. 
 
Comme Etienne Pernet avait envoyé “ses filles” au cœur des familles ouvrières, Jean Baptiste Delpech établit “les siennes” au milieu de la population rurale. « Le milieu choisi est différent, les moyens aussi se distinguent mais chez l’un et chez l’autre on retrouve la même passion pour le salut des âmes, le même amour de préférence pour les “petits”, les gens de la masse populaire et spécialement les malades, la même intuition que, pour étendre le règne de Dieu, il était important de pénétrer “un milieu”, le même choix “de femmes, et de femmes religieuses” pour cette pénétration. »
 
Les Petites Sœurs partent “à la journée” comme les PSA partent “à la mission”. « On les aimait pour leur travail, leur gaîté, pour leur courage, pour la bonne grâce avec laquelle elles s’acquittaient de toutes les besognes qu’on leur confiait. »
Après la mort du fondateur en 1887, la Congrégation des Petites Sœurs des Champs rencontre bien des difficultés.
 
En 1962, elles sont une quarantaine de sœurs réparties en 5 maisons. Lorsqu’il s’agit de leur demander de fusionner avec une autre Congrégation, ce qui occasionne toujours un dépouillement, le choix se porte sur les Petites Sœurs de l’Assomption. Ce sera ratifié par un décret venant de la Sacré Congrégation des Religieux, à Rome, en date du 10 juillet 1962.
 
Et c’est le 27 septembre que s’accomplit, à Malause, “l’acte définitif scellant l’union” des Petites Sœurs des Champs à la Congrégation : trente huit d’entre elles renouvellent leurs vœux entre les mains de Mère M. Ste Elisabeth “selon la Règle de saint Augustin et les Constitutions des Petites Sœurs de l’Assomption.” Deux autres font une étape de formation au noviciat à Joinville ou/et Grenelle. Aujourd’hui elles sont encore six et nous les retrouvons à Issoudun, Villerest, Grenelle ou à Valence d’Agen.
 
Soeur Marie-Claire, Secrétaire générale, Petite Soeur de l’Assomption
 
24/09/2012
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