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Partir et
prier sur la route de Compotelle |
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Qu'ont-ils vécu en 2005
??? |
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Du 3 au 16 Août 2006 de Léon
à Palas
de Rey ...
Avec un groupe de jeunes
de 25-30 ans
| Contact :
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Nathalie Lafforgue 22
chemin de la ferme 69120 Vaulx en Velin |
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Mail :
Téléphone |
nathalielafforgue@free.fr
04 78 80 82 10 |
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Cette phrase d'Etienne PERNET fondateur des petites sœurs de
l'Assomption: " Allons à Dieu par tout ce que nous trouvons sur notre
chemin" a été notre leitmotiv, tout au long de notre route vers
Compostelle.
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Oui, vraiment tout, la nature, les rencontres, l'effort physique nous
conduisent à Dieu et, le plus souvent, à notre insu. Je pense que cela est
le mystère de DIEU qui se fait proche de nous à tout instant de notre vie
si nous acceptons de nous mettre en route, de quitter... pour le
chercher.
Partir sur le chemin de Compostelle, c'est choisir de partir à sa
propre recherche, quitter ses sécurités pour aller à la recherche de DIEU,
à la recherche de son prochain. A travers cela, c'est entrer dans une
prière continue qui nous transforme intérieurement et nous ouvre aux
autres, à un avenir!
Partir sur le chemin de Compostelle, c'est aussi risquer une aventure
avec celui qui est différent de toi mais qui, comme tant d'autres, avant
et après toi, a foulé cette terre en quête d'une paix intérieure. C'est un
chemin d'humanité et de fraternité à travers les siècles.
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Agés de 25 à 34 ans, nous sommes partis à six, sans nous connaître, pour
vivre cette avenfure. Le seul point qui nous unissait: être prêt à relever
le défi de vivre cette expérience en communauté, de nous laisser bousculer
les uns par les autres et de nous laisser transformer par la rencontre
avec Dieu. Dès six heures du matin, bâton en main, chaussures aux pieds,
sac sur le dos, nous nous sentions appelés à aller plus loin, plus avant,
plus profond... dans la confiance .
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La prière, c'est aussi accueillir l'imprévu! C'est accepter de ne
pas avoir tout de suite un gîte pour dormir le soir et continuer la
route malgré l'épuisement tout en restant confiant. C'est s'en
remettre ainsi à la Divine Providence c'est-à-dire accueillir chaque
jour comme un don. Personnellement et ensemble se laisser déplacer
par les événements et accepter le fait que nous ne pouvons pas tout
maîtriser. C'est un réel apprentissage de vie sur le chemin. Faire
l'expérience d'ouvrir son cœur à l'imprévu de Dieu! Une prière
d'abandon, se dessaisir de nos certitudes pour se laisser saisir par
la vie c'est-à-dire ses joies et difficultés...
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Le chemin spirituel commençait! Notre guide
pour la route a été l'itinéraire, bien sûr! mais la Parole de Dieu a été
lumière sur nos pas et nourriture pour marcher jour après jour. Lire
ensemble un passage d'Evangile, le méditer, le partager a donné sens à
notre vie commune et tout son poids à notre vie de prière. Notre pèlerinage devenait une
oraison incessante nourrie de la Parole de Dieu et des échanges vécus
ensemble. Sur le chemin, marcher, c'est prier avec son corps; c'est
l'écouter, c'est connaître ses limites en acceptant sa fatigue, mais c'est
aussi la joie d'aller au-delà de soimême, de se dépasser! Ainsi je pense à
cette action de grâce dite par Jérôme après avoir effectuer une étape de
26 km : "Merci Seigneur de m'avoir permis d'aller jusqu'au bout du chemin
". Marcher devient prière d'action de grâce car nous sommes heureux
d'être là, regardant le chemin parcouru et l'effort enduré.
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A chaque pas fait, le silence devient progressivement plus intérieur..
Se retrouver face à soi même, face à notre propre existence, cela nous
aide à prendre la mesure de toute notre vie et nous ouvre à l'extérieur.
Ainsi tout au long du chemin nous alternons entre des temps
d'intériorisation personnels et d'autres où nous allons à la rencontre du
compagnon de route connu ou inconnu. Nous avançons chacun à notre rythme
et parfois deux pas se rejoignent pour faire route ensemble quelques
heures à l'image des disciples d'Emmaüs. Compagnons de route nous
partageons ce qui nous fait vivre, ce que nous avons vu et alors cela
devient prière. Faire route avec; nous situe dans une chaîne d'humanité
sans fin !
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S'arrêter pour respirer le vent, la
pluie, les arbres, les fleurs... contempler l'aurore qui se lève, le
coucher de soleiL.. rythment notre vie en union avec toute la
création. Laisser venir à soi la nature par nos sens: la vue, l'ouie,
l'odorat, le toucher, le goût nous régénère. Notre corps, notre esprit
sont sollicités et deviennent peu à peu prière en adressant à Dieu toutes
les sensations éprouvées, les découvertes faites sur le chemin. Voir
les paysages, les couleurs, la végétation, l'aridité, écouter les bruits
de la campagne, le chant des oiseaux, sentir les odeurs, le froid, la
chaleur, la soif, la faim, cela aide à prendre conscience de l'essentiel
pour la vie de tout être humain.
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Et, au soir d'une journée, fatiguée mais habitée par toutes ces
richesses, Christine dit: " Que les dons reçus durant le chemin puissent
porter du fruit. Pour la beauté de la création, béni sois tu ! )} et
Claire ajoute: " Les paysages diversifiés, grandes plaines de blé fauché,
les tournesols, c'est assez grandiose. Seul au monde, le chemin rassemble,
c'est méditatif! )}
Sur le chemin le Seigneur est là, Il nous attend! Si nous frappons à sa
porte Il nous ouvre. Il nous comble de sa joie, de son amour. Depuis des
générations, de multiples pèlerins se laissent visiter par lui au gré des
kilomètres, formant ainsi une chaîne de prière qui ne cesse jamais et nous
fait un peu plus apôtres, sel de la terre. |
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