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"Dieu ne vous demande pas beaucoup.
Il veut que vous lui rendiez ce qu'il vous a donné, et vous prenez de lui
ce qui est suffisant pour vous. Le superflu des riches est le nécessaire
des pauvres. Lorsque vous possédez du superflu, vous possédez ce qui
appartient aux autres." Commentaire du Psaume 147, 12 - St
Augustin
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Les
programmes de développement axés sur la pauvreté, alliés à
l'ingéniosité des gens du monde entier, ont permis d'aider des
familles à échapper à la faim et à la pauvreté, et à devenir
autosuffisants. Les programmes d'éducation, la formation agricole,
l'amélioration des soins et les projets d'assainissement de l'eau
font vraiment la différence. L'espoir est en train de naître
dans le monde, mais pas pour tous. Il est aujourd'hui plus urgent
que jamais de mettre un terme à la faim dans le
monde.
La FAO (organisation
des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) estime, dans
le rapport qu'elle a établi pour la journée mondiale de la faim
d'octobre 2003, que 840 millions d'êtres humains sur notre
terre souffrent de la faim de façon chronique, dont 799 millions
dans les pays en développement. Ce chiffre baisse de 2,5
millions par année depuis 8 ans. A ce rythme, nous n'atteindrons pas
l'objectif du millénaire, consistant à réduire de moitié la faim
dans le monde d'ici 2015, du moins pas avant 2115, soit un siècle
plus tard… Cette famine persiste à une époque où jamais dans
l'histoire du monde il n'y a eu autant de nourriture produite et où
nous possédons la technologie pour accroître considérablement la
productivité agricole et pour améliorer la gestion de
l'eau.
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Quelques
chiffres alarmants : |
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. L'Inde abrite le plus grand nombre de personnes
affamées 233 millions .
Afrique
sub-saharienne
183 millions .
Chine 119 millions . Pacifique Asie
Orientale
74 millions . Amérique
latine 55 millions . Etats
arabes 32millions
(rapport 2003 sur le développement humain) |
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Le
Programme alimentaire mondial, dans son dernier rapport, s'alarmait
qu'il y ait aujourd'hui 40 millions d'Africains
souffrant chaque jour de la famine, et que l'étendue de ce
phénomène soit sans précédent. Dans certaines régions
d'Afrique, les familles survivent avec un repas par jour, composé de
feuilles de potirons et de plantes sauvages. Certaines finissent pas
mourir en raison de malnutrition ou de maladies associées. La
malnutrition, qui touche 30% de la population mondiale, conduit à la
maladie et à la mort, ainsi qu'à une perte incalculable de potentiel
humain et de développement social. Elle empêche des sociétés
entières de réaliser leur potentiel. Lorsque cette épreuve est
multipliée par des millions de familles dans le monde, cela crée un
effet de vague dévastateur qui met en péril le développement
planétaire. Le fléau de la famine et de la pauvreté est à la
fois inacceptable et indésirable dans notre monde
d'aujourd'hui.
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Les
causes de la faim sont nombreuses et
variées.
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.Raisons climatiques : sécheresse,
inondations.
. Absence de réforme agraire, de crédits accessibles, de technologie
agricole de
base.
. Manque d'accessibilité des marchés / Manque d'infrastructure /
Dégradation des sols
/
Sida.
. Guerres / Conflits
ethniques
. Pauvreté / Inégalités. Les gens ont faim car ils n'ont pas
d'argent pour s'acheter à manger
ou pas de terre pour produire la nourriture dont ils ont besoin. La
nourriture est
exportée
de pays qui souffrent de carences alimentaires et de
famine. |
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La
plupart de ces causes sont au cœur de la famine et de la malnutrition dont
souffrent des millions de personnes en Afrique, en particulier dans la
région sub-saharienne. Chaque année, la majorité des
nations de cette région deviennent plus pauvres, plus affamées, et plus
malades. Leur part dans le commerce et dans les investissements
mondiaux a chuté. Le revenu moyen par personne est plus bas aujourd'hui
que dans les années 1960, et la moitié de la population survit avec moins de 0,65 $ par jour. Ils ont été
contaminés par la famine, les guerres, et aujourd'hui par l'épidémie du
Sida. Les paysans meurent du Sida à la fleur de l'âge avant de pouvoir
transmettre leur savoir à leurs enfants. A long terme, les conséquences
sur la nutrition et la sécurité alimentaire peuvent faire des ravages.
L'épidémie est en train de défaire le fruit de plusieurs décennies de
développement économique et social, conduisant à une désintégration
rurale. Les réfugiés de guerre et de désastres
naturels ont besoin d'être alimentés bien plus rapidement que ce
qui est fait aujourd'hui. Il faut mettre en place des systèmes d'alerte
pour les crises politiques, comme ce qui est fait pour les désastres
écologiques, car aujourd'hui, ce sont les crises
politiques qui sont devenues les principales causes de
famine.
Au niveau mondial, il est
prouvé que le système alimentaire est dominé par les personnes à la tête
des grandes firmes agro-alimentaires, que ce soit dans les pays
industrialisés ou en voie de développement, ainsi que par les institutions
financières et les gouvernements nationaux qui les guident et les
soutiennent. Elles contrôlent le système, absorbent la plupart des
bénéfices, édictent et font respecter leurs lois sans avoir à répondre de
leurs actes. Dans notre monde d'aujourd'hui, la faim
est l'héritage de la cupidité et du manque de volonté sociale et politique
pour changer les systèmes qui maintiennent les peuples dans la famine et
la pauvreté. Ceux qui veulent bannir la faim et la famine, savent qu'ils
doivent s'attaquer aux inégalités sociales et financières, aux dettes
écrasantes et aux structures d'échange inéquitables. Voilà par où il faut
s'y prendre si l'on veut éradiquer la faim pour toujours
!
Eradiquer la faim n'est pas qu'un idéal éloigné !
Le droit à la nourriture a été
reconnu depuis l'adoption de la Déclaration Universelle des Droits de
l'Homme en 1948. Quelques vingt ans plus tard, l'Alliance Internationale
sur les Droits Economiques, Sociaux et Culturels (1966) développait
le concept, en spécifiant plus précisément : "le droit
fondamental de chacun à ne pas souffrir de la faim". Mais qu'est-ce
que tout cela implique ? Comment est-ce réalisable ? Fixer des objectifs aide à atteindre des résultats.
L'objectif visant à réduire de moitié le nombre de personnes affamées a
été adopté lors du Sommet Alimentaire Mondial de 1966 et a été repris par
les Objectifs du Millénaire pour le Développement. Malheureusement nous savons tous que les choses n'évoluent
que trop lentement. Il manque une volonté politique derrière tout
cela. De nombreuses nations se sont engagées verbalement pour combattre la
faim mais peu ont agi suffisamment et à l'échelle nécessaire. Les nations doivent transformer leurs engagements verbaux en
programmes concrets qui s'attaquent aux causes sous-jacentes de la
faim. Les ONG et la société civile doivent pousser la volonté
politique et les ressources financières à mettre un terme à la faim dans
le monde. Notre participation à la Campagne de
Sensibilisation contre la Faim l'année prochaine nous offre
l'occasion d'entrer dans ce processus d'une façon bien
ciblée.
Nous sommes encouragées par le
nombre de pays qui l'an dernier se sont audacieusement battu contre la
faim en la mettant au rang des priorités nationales (Brésil, Sierra
Leone). D'autres pays ont également fait savoir leur détermination à
traiter le problème de la faim à l'échelle nationale, comme la Colombie,
le Kenya, le Mozambique, le Pérou et l'Indonésie. La
faim peut être éradiquée si nous avons la détermination et la volonté.
Nous n'avons pas beaucoup de temps !
Nous devons trouver le moyen de réduire la pauvreté et de garantir à tout
être humain ses droits fondamentaux : ne pas souffrir de la faim.
REPONDONS A L'APPEL.
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"L'expérience de la vie
quotidienne, dans chaque pays du monde, nous appelle, si nous ne
fermons pas les yeux, à regarder la faim en face. Dans ce regard,
c'est le sang de nos frères et sœurs qui crient. Nous savons que
Dieu nous appelle à travers la faim. Dans le gémissement des
affamés, c'est Dieu qui a faim et qui appelle. Etant disciple de
Dieu qui se révèle, le Chrétien doit faire attention aux cris des
pauvres. C'est un appel à l'amour"… (Cor Unum World Hunger
60)
Irene Bailey |
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