Espagne - de Grenade – avril 2014

En ce mois d’avril où nous vivons la Pâque de la Résur-rection, les Petites Sœurs et les laïcs de Grenade ont commencé à faire une évaluation de l’année. A Grenade, les Petites Sœurs accompagnent deux groupes de couples et un troisième groupe de femmes.

Au début de l’année 2013-2014, nous leur avions dit que nous étions en attente du matériel de formation élaboré par l’Equipe Internationale des Petites Soeurs et laïcs, qui offrirait une ressource importante pour que chaque groupe puisse continuer son travail et un approfondissement. Pour différentes raisons, l’élaboration de ce matériel a été retardée, mais cela n’a pas empêché que chaque groupe mette en place son programme de formation. Depuis quelque temps déjà, la communauté pensait qu’il serait important de créer des espaces de formation chrétienne ; nous croyons en effet que le laïcat doit avoir une formation chrétienne solide. Cette conviction a pris corps, et en 2013, nous avons commencé le chemin. Une équipe constituée de laïcs appartenant aux deux groupes et d’une Petite Sœur, ont mis au point le programme, qui a pour nom 
« CREYENTES A PIE DE CALLE »
(Des croyants avec vue sur la rue).
 
C’est une formation ouverte à toutes les personnes qui seraient intéressées par une formation au niveau de la foi et de l’engagement, sous la forme de rencontres mensuelles auxquelles participent une quarantaine de personnes. Les intervenants de ces conférences-débats sont des professeur(e)s de la Faculté de Théologie de Grenade (tenue par des Jésuites).
Aujourd’hui, former des laïcs croyants et engagés, continue d’être un défi pour l’Eglise afin que, ensemble, nous construisions le Royaume de Dieu.
 
Au niveau social, les Petites Sœurs et des membres de ce groupe sont engagés en participant aux « Cercles du Silence ». Chaque premier vendredi du mois, une manifestation silencieuse a lieu pour dénoncer la violation systématique des droits de l’homme envers les immigrants qui se risquent à pénétrer en Espagne. En raison de la proximité avec la frontière marocaine, l’entrée des immigrants sans papiers est continuelle : parfois ils le font dans des petites embarcations dangereuses, et malheureusement les médias nous rapportent quotidiennement ce genre d’informations.
 
Ils utilisent aussi un autre moyen : en sautant du mur de l’enclave de Ceuta, qui est entourée de grillages barbelés sur lesquels les immigrants se blessent (aux bras, aux mains et aux doigts….). Parfois hélas, beaucoup de jeunes trouvent la mort dans cette tentative pour passer.
 
Ces actions de manifestation sont organisées par l’Association « A Desalambras ».
 
A partir de ces réalités, les unes si gratifiantes et d’autres si douloureuses, nous essayons de vivre le quotidien dans l’espérance. 
 
 
 Soeur Pilar, Petite Soeur de l’Assomption
18/07/2014
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