Cause de Béatification du Père Etienne Pernet, Flach Info n°4

Message de la Vice-Postulatrice

L’encart n°3 du « Pain de chez-nous » de février 2014 faisait part des travaux de l’équipe de la Cause sur la neuvaine, la prière pour la béatification et le dépliant historique : ils vont être transmis prochainement à la « correspondante » de chaque pays.
Par ailleurs nous attirions l’attention sur la célébration du 3 avril, date anniversaire du passage du Père Pernet de la mort à la vie en Dieu.
 
Les échos qui nous parviennent font état de plusieurs rassemblements :
- à Lyon, avec la communauté de Vaulx en Velin, les religieuses de diverses congrégations, les Assomp¬tionnistes.
- à Paris 14ème avec la communauté de Montrouge et les Assomptionnistes.
- en Espagne, les communautés de Catalogne se sont retrouvées à Barcelone-Sarrià pour l’Eucharistie et une réflexion qui a fait ressortir le désir que le Père Pernet soit béatifié en tant que serviteur de l’appel à refaire un peuple à Dieu, participer à la régénération des familles, en comptant sur les laïcs, en voulant faire d’eux des apôtres de leur milieu. La correspondante conclut en disant : nous aimons cette manière de suivre Jésus-Christ, elle vaut la peine.
- à la Maison Mère, la chapelle était pleine : l’équipe de la cause de Béatification, des Petites Sœurs et résidents, les Andas, des amis, et des personnes du quartier. Voici quelques passages des interventions :
 
Du Père Dehouck, Assomptionniste et aumônier de la maison :
« Je retiens un aspect de la démarche du Père Pernet : son souci du pauvre, de la famille ouvrière, de l’ouvrier du XIXème siècle, reflète l’attitude de Dieu pour son peuple : « J’ai vu la misère de mon peuple. »
 
De Patrice Girard, de l’équipe de la cause :
« Nous devons faire connaître la vie, la proximité du Père Pernet avec les plus pauvres, nous devons aussi créer les moyens de communication pour recueillir les grâces obtenues par son intercession.
 
Nous vous proposons de prier aujourd’hui, demain, ici et partout pour qu’Etienne Pernet soit reconnu comme étant celui qu’il définissait ainsi : “qu’est-ce qu’un saint ? C’est un cœur tout à Dieu et à la merci de Dieu”. » (11.09.1892)
 
Ces échos sont un encouragement à solenniser les dates anniversaires, et une belle introduction aux manifestations qui marqueront le 150ème anniversaire de la fondation de la Congrégation.
 
Sœur Madeleine, Archiviste de la Congrégation
 
 
Dans la lumière de Pâques avec le Père PERNET ------------------------------------------
 
« Mes enfants, aujourd’hui est un grand jour de joie, Notre Seigneur est ressuscité, soyons dans l’allégresse…
En lisant l’Evangile je ne sais pas si vous avez remarqué que Notre Seigneur ne s’est pas donné la peine de renverser Lui-même ses gardes qui ne méritaient pas de le voir ressuscité ; agissant comme un grand seigneur, il a envoyé un ange et la terre trembla. Il était brillant comme un éclair, ses vêtements étaient blancs comme la neige…
Il parla aux saintes femmes qui apportaient des parfums pour embaumer le corps, et il leur dit avec bonté : ne craignez pas, celui que vous cherchez est ressuscité, il n’est plus ici. Allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précédera en Galilée…
Galilée veut dire la terre du changement. Notre Seigneur est si bon qu’il n’attend pas que nous ayons franchi le seuil de la mort ; il vient déjà à la rencontre de ceux qui ont confiance en lui et vont à lui en toute sincérité, sur cette terre où tout change…
Que de misères dans la vie, tout n’est-il pas bouleversé ! La santé ne tient plus, les saisons amènent avec elles toutes espèces d’imprévus et de misères, les hommes se dévorent entre eux…, il n’y a pas de famille humaine où la souffrance n’ait un cri continuel ; elle le surprend de mille manières, déroute toutes les prévisions.
 
Méditons aujourd’hui mes enfants sur cette miséricordieuse bonté de Notre Seigneur, cet amour sans nom, qui l’a fait descendre du sein de son Père sur cette terre pour y boire le calice des humiliations, des souffrances, des douleurs de la mort, afin de nous donner la vie. »
 
Père Etienne Pernet le 21 avril 1889
 
 
Extrait du rapport de la Sacrée Congrégation pour la Cause des Saints – Parisien – Stephani Pernet (Rome, 1975) -----------------------------------------------------
 
Un réconfort pour les humbles.
 
« En authentifiant la louange déjà manifeste dans le privé, l’Eglise confirmerait dans leur dévouement et leur consécration bien des hommes et des femmes, laïcs, prêtres ou religieux. Tous, principalement ceux qui sont pauvres de moyens, trouveront auprès du Serviteur de Dieu un ami, un appui, un modèle, dans leurs tâches profanes et leur labeur pour l’Evangile, au sein du monde pauvre et ouvrier.
A le fréquenter dans la prière, ils apprendront de lui à tenir confiants et fidèles dans la foi, quels que soient leur dénuement, leur souffrance, leur misère même. Aidés par ses exemples, ils ne désespéreront ni d’eux-mêmes, ni des autres, ni de Dieu.
Malgré la faiblesse de leurs moyens, ils se mettront et se maintiendront au service du Christ, de son Eglise, de l’Evangile. Car le Serviteur de Dieu par toute sa vie et toute son œuvre, ne fait que renvoyer au Christ, introduire dans l’Eglise, proposer l’Evangile.
 
Dans l’histoire de l’Eglise au XIXème siècle sa figure est un rappel de la miséricorde de Dieu pour les pauvres. Alors que la civilisation industrielle bouleversait les assises économiques et sociales des peuples d’Occident, et que naissaient des idéologies libérales et socialistes athées, Dieu suscitait cet homme capable de revivre le « J’ai pitié de cette foule » de Jésus.
Cette référence évangélique donne à la conduite du Serviteur de Dieu une valeur permanente et en fait un stimulant pour tous ceux qui, attentifs aux exigences de l’Evangile et aux directives de l’Eglise, et poussés par leur générosité, veulent faire quelque chose pour Dieu et pour ces petits que le Seigneur appelle siens.
 
Historique et permanent, parce qu’évangélique, l’exemple du Serviteur de Dieu ne vient-il pas d’acquérir, en notre temps, un relief plus grand d’actualité, après l’enseignement de Vatican II, et au sein d’une Eglise plus consciente de devoir être servante et pauvre, attentive même à toute générosité humaine pour sauver le monde de l’injustice, de la violence et du sécularisme. »
Extrait n° 193
 
 
Intentions confiées et grâces reçues -----------------------------------------------------------
 
De Colombie nous parvient ce témoignage : John Freddy, depuis l’âge de 14 ans, s’est nourri de la spiritualité de l’Assomption à travers un mouvement de jeunes ; à partir de là il s’est plus spécialement attaché à la spiritualité et au charisme du Père Pernet si bien qu’en 1981 il a fondé le « Centre Educatif Etienne Pernet » pour les enfants d’une zone défavorisée de Cali. Voici, en avril 2014, la relecture qu’il fait de ses liens avec le Père Pernet :
 
« Je voudrais partager avec vous un miracle authentique accompli par notre Père Etienne Pernet. Le 5 décembre 2013, j’ai fait un infarctus, et j’ai dû être admis à la clinique ; le 6 décembre, j’ai reçu la visite de Sœur Amparo Montes, je me souviens très bien que ce jour-là elle m’a offert une petite relique du Père Etienne Pernet.
Comment s’est opéré le miracle ? D’habitude, quand je suis hospitalisé, j’invoque toujours dans ma prière l’aide du Père Pernet. Vue ma situation, il était presque certain qu’on devrait m’implanter dans le cœur un anneau pour aider à ouvrir la valve à chaque flux du sang, ce qui nécessitait une opération. Grande surprise, quand le médecin expert de la clinique Valle del Lili, me dit que mon cœur est parfait, tout comme les veines et les valves autour. A ce moment, j’ai compris l’ampleur du miracle. Dieu a été présent par l’intercession du P. Pernet. Ce jour-là, on m’a juste donné un arrêt maladie et on m’a renvoyé chez moi. Ma sœur Diana Milena qui m’accompagne toujours était un peu sceptique, elle doutait, et je la voyais demander aux médecins : qu’est-ce qui s’est passé ? Depuis mon lit, tout ce que j’entendais, c’était le médecin qui lui répondait qu’il n’avait pas d’explication à ce qui s’était passé.
 
Dieu, avec son merveilleux amour, me donne l’Esprit Saint pour continuer à être plein de vie, je considère aussi comme un miracle le fait que, même si j’ai perdu les deux reins le 18 octobre 2008, face à chaque difficulté que j’ai vécue, le Père Pernet a été présent dans les moments les plus difficiles.
Je ressens de la joie à partager avec vous tous et toutes ces quelques lignes, convaincu que vous n’êtes pas étrangers à ce que je vis, je me sens béni et porté par vos prières. […]
Joyeuses Pâques !
 
Avec toute mon affection,
John Freddy Moreno
23/06/2014
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