Cause de Béatification du Père Etienne Pernet - Flash d’info n°2

Message de la Vice-Postulatrice
L’encart n° 1 inséré dans le « Pain de chez nous » du 21 février 2013 annonçait une publication régulière de cette rubrique d’infor-mation dont voici le n° 2. Depuis, l’équipe s’est enrichie de sœur Marie Claude Prat, plus 2 membres de la Fraternité, ainsi que 2 membres de l’Alliance (au titre de la famille de l’Assomption) et le père Dehouck, assomptionniste. 
Une première réunion de cette « équipe centrale » a eu lieu au 26 septembre pour mettre en œuvre le travail défini avec le Père Julio Navarro Roman – postulateur.
Des messages me parviennent relatant les neuvaines, les intentions confiées, ou les grâces obtenues par l’intermédiaire du Père Pernet. Tout cela manifeste que la confiance en son intercession est toujours vivante et nous encourage à poursuivre nos appels et à les communiquer soit à archivespsa@hotmail.com soit à l’adresse suivante : Petites Sœurs de l’Assomption Archives – 57 rue Violet – 75015 Paris.
Les dernières béatifications sont un encouragement, me semble-t-il, par l’élan de foi qu’elles ont suscité dans les diocèses concernés, en mettant en relief l’apport de ces bienheureux dans la vie de l’Eglise et du monde aujourd’hui.
Pour connaître et faire connaître la vie du Père Pernet nous disposons d’un nouvel instrument grâce à la biographie des deux fondateurs : « Passionnés de Jésus–Christ » de Frédérique de Watrigant (en français pour le moment).
En cette fin de l’année de la foi voulue par le Pape Benoit XVI, je vous propose quelques textes pour puiser dans la foi du Père Etienne Pernet.
 
Sœur Madeleine, Archiviste des Petites Soeurs de l’Assomption
 
 
LA FOI chez le Père PERNET-------------------------------------------------------------------------
 
« Le sentiment qui doit animer nos prières c’est la foi en Notre Seigneur, foi vivante et confiante en celui qui nous reçoit et écoute toujours. Sommes-nous bien convaincus qu’il est notre tout, que nous lui devons tout et tout attendre de lui qui est infiniment bon ? C’est une marque d’honneur d’avoir la confiance de quelqu’un et ne pas rendre la réciproque c’est se fermer le cœur mutuellement. 
L’humilité honore Dieu et la confiance le dispose à tout nous accorder. » 
Père Etienne Pernet
22 mai 1881 [D3025]
 
« L’Esprit Saint nous unit à Notre Seigneur par la foi. Celui qui aura la foi sera sauvé.
Mes bien chères enfants, bien que nous récitions chaque jour le Credo, le symbole de notre foi, disons souvent à Notre Seigneur que nous croyons en lui en tant que Dieu et homme. En tant que Dieu Créateur, il est celui qui nous a formés et nous lui devons la vie. En tant que Dieu homme, Il est notre Rédempteur, le seul médiateur entre Dieu et les hommes…
 
Avoir une foi profonde qui accomplit ce qu’elle doit à Dieu, au prochain et à soi-même. Oh mes enfants je vous en conjure, ne nous contentons pas d’avoir la foi qui a été déposée en nous à notre baptême ; excitons-la, enflammons-la par tous les moyens et surtout la méditation de la vie de Notre Seigneur, de sa mort, de sa présence dans le sacrement de son amour et enfin envisageons-le à la droite de son Père dans sa gloire. »
Père Etienne Pernet 
2 janvier 1892 |D2080]
 
 
 
Témoignage de Renée David-------------------------------------------------------------------------
Sœur Auxiliaire – (laïques consacrées fondées par le Père Pernet)
 
« Le Père Pernet me frappa tout d’abord par sa grande simplicité : les yeux presque toujours baissés, ne paraissant pas chercher à émouvoir son auditoire, mais à lui dire tout simplement, en toute vérité ce qu’il méditait tout haut, fidèlement ce qu’il voyait, ce qui remplissait sa pensée, ce qui débordait de son grand cœur.
Dès les premiers développements de la parole de l’Evangile que j’entendis de sa bouche : ne possédez ni or ni argent, ni sac pour le chemin, ni chaussures, je me sentis convaincue à ne pas m’y tromper que les pensées de Dieu étaient là sous le front recueilli du grand Père Pernet qui faisait si peu cas de lui-même et de l’effet qu’il pouvait produire.
C’est ainsi que Notre Seigneur devait sûrement parler à ses Apôtres, pour les cœurs les moins préparés comme le mien pour que les esprits bien peu instruits des leçons de l’Evangile puissent aussitôt, immédiatement les aimer, les comprendre et n’avoir plus qu’une volonté arrêtée de les suivre de plus en plus.
Ce désir de comprendre et de mettre en pratique les paroles de Notre Seigneur n’a fait que progresser à chaque lettre reçue, s’accroître à chaque entrevue que Dieu a bien voulu me procurer fréquentes depuis ce mois d’octobre 1895 jusqu’à la mort du Révérend Père. Et maintenant encore son seul souvenir, et la pensée de son dévouement inlassable me donnent une nouvelle ardeur, un renouveau dans le service de Dieu quand j’y songe. »
1899 [1A2B n°286] 
 
 

Témoignage de Mgr Albert Battandier------------------------------------------------------------
Membre de la commission pour l’examen des nouveaux instituts.
 
Dans une lettre adressée à Mère Marie du St Sacrement – Supérieure Générale – Mgr Battandier témoigne que « l’approbation de l’institut des Petites Sœurs de l’Assomption et l’approbation de leurs Constitutions ont été accordées d’une manière exceptionnelle. »
Il ajoute : « ma Révérende Mère, je ne puis m’empêcher de voir en ceci l’action du Révérend Père Pernet qui, du haut du ciel, vous protège et a obtenu pour ses chères filles plus qu’il n’aurait peut-être demandé s’il avait été sur la terre… Quelle joie pour votre institut, quel raffermissement dans les vocations, que d’estime vos sœurs devront concevoir pour leur Congrégation. » 
Rome, le 4 juillet 1901 [2J1-1B n°26]
 

Extrait du rapport de la Sacrée Congrégation pour la Cause des Saints – Parisien – Stephani Pernet (Rome, oct. 1975)------------------------------------------------- 
 
L’apôtre et le fondateur
« Son audace apostolique fut une audace de pauvre, admise et comprise par ses supérieurs ecclésiastiques et religieux. L’œuvre grandira et prendra, avec ses Fraternités laïques, toute sa dimension apostolique. Mais vis-à-vis d’elle, le Serviteur de Dieu demeurera toujours dans le même abandon et la même disponibilité aux desseins de Dieu.
Tenace et modéré, plus qu’entreprenant et exalté, il surmontera, jour après jour, les difficultés suscitées par une œuvre qui le dépassait.
Seul dans un monde asservi aux puissances de l’argent, il a su maintenir la pauvreté de son Institut et sa confiance dans la Providence. D’une santé médiocre, il a été sans cesse sur la brèche, en voyages et en démarches. N’ayant rien des sages et des habiles de ce monde, il a dû aborder des multiples personnalités civiles et religieuses, relier entre eux des hommes de classes et de cultures différentes, pour que se réalise en Eglise et à partir des familles humaines « cette magnifique espérance de voir tous les peuples soumis au même Pasteur » le Christ. »
(notes d’audition 19 déc. 1878).
 
« Et pourtant une lourde atmosphère d’anticlé¬ricalisme pesait alors sur l’Eglise, tandis que dans le monde sévissait l’âpreté des luttes sociales. Laissant les puissants à leurs intrigues, il se tourna vers « ces petits que Jésus appelle siens » (Directoire) pour leur rendre, avant qu’il ne soit trop tard, la joie de l’Évangile et cette assurance d’être les privilégiés du Peuple de Dieu. »
[Extrait n° 188]
 
 
Intentions confiées et grâces reçues-------------------------------------------------------------
Le 20-05-2013 
 
Nouvelles au sujet de la guérison de ma nièce Véronique, née le 11 octobre 1966 à Orléans.
A la naissance, est constatée une imperforation anale ; dirigée aussitôt sur l’Hôpital St Vincent de Paul à Paris au service néo-natal, elle est opérée d’une malformation plus urgente : une atrésie de l’œsophage avec fistule bronchique. Suites opératoires normales mais son état devient très inquiétant, cœur défaillant, apparition d’une fistule œsophage-plèvre, les médecins craignent une rupture de la suture avec inondation des bronches.
L’intervention est repoussée de 2h en 2h.
C’est alors que, en communauté et avec toute ma famille nous avons entrepris une neuvaine au Père Pernet, puis une deuxième qui se terminait le 23 novembre et le 26 Véronique était rendue à ses parents. En décembre de la même année, à la visite de contrôle on ne trouve plus trace de l’atrésie ni de la fistule bronchique, l’enfant est déclarée guérie.
Deux ans après c’est avec une grande confiance que l’on attend la 2ème intervention : l’abaissement du périnée, celle-ci se passe normalement.
Depuis Véronique s’est mariée, elle a deux grands enfants, bien consciente de ce qu’elle doit à l’intercession du Père Pernet.
Je pourrais compléter le dossier qui confirmerait ma conviction de l’intervention du Père Etienne Pernet.
Un grand merci.
Gaby Saliou, Petite Soeur de l’Assomption
15/11/2013
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