Au cœur du Charisme : l’expérience humaine et spirituelle

Les Petites Soeurs fêtent leurs 150 ans...

France, c’est le début de l’industrialisation. Ce développement économique et industriel se fait au détriment des vies humaines. Beaucoup de ruraux se déplacent vers la ville, cette concentration engendre pauvreté et misère.
C’est dans ce contexte en évolution, qu’à Paris a lieu une rencontre déterminante pour la fondation de la Congrégation, avec cette mission particulière «  auprès des pauvres, des ouvriers et de leurs familles. » =c’est la rencontre entre Etienne Pernet et Antoinette Fage. Tous les deux ont vécu une enfance difficile, et pendant longtemps ont cherché où Dieu les appelait.
E Pernet est un rural, qui lui aussi se déplace sur Paris pour trouver du travail. Une heureuse rencontre se fait avec lui et le Père d’Alzon Assomptionniste, qui va l’aider à découvrir sa vocation. Après des années d’inquiétudes, il deviendra lui-même assomptionniste.
 
A Paris, le Père Pernet accompagne des jeunes femmes désirant donner leur vie au service des plus pauvres. En même temps, il cherche une femme et une femme Religieuse qui prendrait la tête de ce groupe des trois gardes-malades. Coïncidence de sa rencontre avec Antoinette Fage qui a le souci constant de la misère qui l’entoure. Mais, cette intuition du Père Pernet, va à l’encontre des projets d’Antoinette ! Elle lutte, réfléchit … pour discerner si elle peut laisser la responsabilité de l’orphelinat où elle est très attachée à ces enfants en grande souffrance.
Faisant partie d’un Tiers ordre, elle n’avait jamais pensé à la vie religieuse !
Acceptant cette proposition, elle dit au Père Pernet : je me sens le courage, avec la grâce de Dieu, de lutter, souffrir, dusse en mourir.
La première Communauté regroupe 6 jeunes filles décidées à vivre aussi proches que possible de l’évangile, donnant leur vie comme le Christ a donné la sienne.  En allant soigner les malades à leur domicile, elles découvrent que les ouvriers au travail étaient considérés comme des appendices, des machines.
C’était une pauvreté qui portait plusieurs noms : misère économique, sociale, culturelle, psychologique, identitaire. Une pauvreté qui atteignait les relations humaines et désintégrait la famille. C’est dans ce contexte que les premières Petites Sœurs vont soigner les malades avec le souci de toute la famille et de son entourage. Cette intuition première demeure dans la Congrégation. Lors d’un Rassemblement International, il sera souligné que c’est en passant par la famille, qu’ensemble, nous referons un peuple à Dieu.
 
Quel lien avec l’année de la Vie Consacrée ? C’est une heureuse coïncidence avec l’anniversaire de notre fondation en 1865, puisque nous en fêtons «  les 150 ans ! »
 
La fête par excellence sera celle du 21 juin, à la Maison Mère au 57 rue Violet à Paris, où la première communauté a commencé ( après la rue St Dominique). La messe d’action de grâce sera célébrée à l’église du quartier, présidée par l’ Évêque auxiliaire ; Mg r Eric de Moulins-Beaufort.
Après le repas convivial, dans le jardin de la Maison Mère, suivra la fête familiale où des stands permettront la découverte de la Mission des Petites Sœurs, ainsi que différentes animations : chorale, danses malgaches, vietnamiennes….. Temps de prières.
 
Selon les villes et continents où nous sommes, c’est chaque communauté qui, selon son implantation avec le peuple, réalise une fête adaptée au contexte local. En France par exemple, la communauté de Nîmes fête cet anniversaire avec les Oblates de l’Assomption qui, elles aussi, marquent leur 150 ans de Fondation   
 
Le Charisme de la Congrégation
A la suite de Jésus Christ, l’Esprit appelle aujourd’hui chaque Petite Sœur à manifester l’amour du Père par les gestes simples de la vie quotidienne.
Envoyées en communauté, aux pauvres, aux exclus, à ceux et celles qui sont aux *frontières * de l’église et de la société ; vivant de la spiritualité Augustinienne.
La vie communautaire, et la vie apostolique sont très liées : vie et mission ne font qu’un.
Étant de «  la famille de l’Assomption », avec les Augustins de l’Assomption, les Religieuses de l’Assomption,les Oblates et les Orantes de l’Assomption : nous sommes tous animés par la Passion de l’avènement du Règne de Dieu. La Gloire de Dieu et le bonheur humain vont de pair. Sûrs que le Royaume de Dieu est déjà parmi nous, mais nous continuons à travailler pour qu’il soit pleinement établi :
 
QUE TON REGNE VIENNE.
 
Aujourd’hui, de par le monde, les Petites Sœurs cherchent à adapter leur Charisme à chaque contexte culturel.
 
Les activités varient selon les besoins des pays,et concernant les populations appauvries :
  • travail auprès des familles
  • activités sanitaires et sociales
  • actions en faveur de la promotion des femmes
  • formation humaine et spirituelle, et accompagnement de groupes
  • Approfondissement de la Foi.
C’est à travers ces différentes activités qu’elles désirent livrer leur vie pour que vienne le Royaume parmi les pauvres et les petits, et avec eux ; refaire un peuple à Dieu, dans un monde de justice et de paix.
 
Arrivées à l’âge de la retraite professionnelle , les Petites Sœurs continuent à vivre dans ce même esprit missionnaire. Pressées d’aller toujours aux* frontières*, dans les endroits de médiation ; la mission étant vécue comme un dialogue de vie, dans toutes leurs relations. Cela se concrétise particulièrement dans les associations humanitaires, où, avec d’autres bénévoles, elles rencontrent les personnes déracinées recherchant des moyens pour survivre de la faim, aux effets de la guerre, à la violence généralisée, aux migrations.
Un même esprit anime leur vie et leurs actions, celui de :
  
                JESUS CHRIST SERVITEUR ET SAUVEUR
.
La spiritualité se résume bien dans ce passage de leur * règle de vie* :
 «  A l’écoute de la vie de tous les jours, nous rappelons à Dieu, dans une prière qui ne se tait pas, son dessein d’amour, son alliance, sa tendresse, sa justice.
Elles aiment s ’approprier une conviction de leur Fondateur : «  Que vos actes parlent Jésus Christ. »,ainsi que : «  Âme de Carmélite, cœur de missionnaire ; ».
 
Avec Marie, porteuse de l’Espoir de son peuple, elles parcourent ce chemin de Foi ; accueillant le Salut, et célébrant les merveilles de Dieu qui * comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.*  ( Luc 1/53)
 
Une présence internationale
 
Aujourd’hui la congrégation compte 680 sœurs dans 20 pays sur les 5 continents.Suivant les pays les formes de présence sont différentes, mais toujours proches des familles, des quartiers défavorisés périphériques des grandes villes où les communautés vivent.
31/08/2015
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