64 ans de présence au Maroc

Premiers pas à Casablanca 
 
Après un premier appel lancé par le Maroc pour une implantation des Petites Sœurs de l’Assomption en 1921, c’est à la demande des Pères Salésiens que le projet prit forme. En juillet 1946, l’ouverture d’une communauté fut décidée au moment du Chapitre Général.
Le 26 décembre, les « Soeurs Dominicaines de la Présentation » accueillent la première Petite Sœur de l’Assomption (Mère Marguerite de Jésus) suivie le 5 janvier 47 par Sr Tarcisius de Jésus et Sr Ambroise du Sacré Cœur : ainsi s’installe la première communauté dans le sous sol d’une villa.
Les Sœurs se mettent au service de la population du Maarif composée de personnes originaires principalement d’Italie, du Portugal, d’Espagne. Elles souhaitent entrer progressivement en lien avec les marocains du quartier.
En 1949 la maison est agrandie et une chapelle est construite. Elle sera inaugurée le 8 janvier 1950, au moment de l’arrivée de quatre nouvelles Sœurs.
 
Intense activité
 
En 1949, dans l’ancienne Medina, le Dispensaire de « la Ferme Blanche » s’ouvre pour les familles musulmanes. Une intense activité s’y déploie sur le plan des soins, de l’hygiène et de l’éducation sanitaire et dés le début les Sœurs se mettent à l’étude de l’arabe.
En 1956, le pays fête son indépendance et les sœurs participent à la joie communicative de cette époque. Mais au Maroc, c’est aussi un moment de fermetures d’usines entraînant chômage et exode des européens (50% des français partent). De ce fait le travail à domicile des Petites Sœurs de l’Assomption se fait plus rare. Les Sœurs travaillent dans le Dispensaire de la Santé Publique et forment de futurs cadres marocains.
Entretemps, la maison s’agrandit de nouveau, par la construction de locaux pour le Service Social, cours de tricot, couture. Elles participent au catéchuménat organisé pour les jeunes issus des familles chrétiennes restées au pays. 
 
Nouvelle insertion
 
La maison devenant trop grande et pour vivre en proximité avec les plus pauvres, en fidélité à leur vocation, et en réponse aux appels du Concile et de l’Eglise, les Petites Sœurs de l’Assomption décident de changer d’habitation.
En 1971 c’est donc l’arrivée au 25 rue de l’Atlas. En plus de la présence aux familles du quartier, les sœurs s’intègrent dans les structures officielles de santé : Sœur Aliette travaille comme infirmière en pédiatrie à l’hôpital Moulay Youssef et sera relayée en 1981 par Sr Lyette tandis que Sr Françoise, infirmière elle aussi est engagée comme monitrice à l’école de santé puis dans les écoles de l’ECAM (Enseignement catholique au Maroc) à Charles de Foucauld et Aïn Sebaa. 
A partir de 1989 Sœur Marie Madeleine s’engage dans l’Association "Solidarité Féminine" fondée par une marocaine et une sœur du Prado. Ce centre accueille les mamans célibataires et leur enfant en vue de les réinsérer dans la vie sociale.
 
Pendant ce temps à Rabat
 
En mémoire de leur fille décédée à l’âge de 20 ans, des bienfaiteurs ont mis à la disposition des Petites Sœurs de l’Assomption une maison tout organisée. Le 12 avril 1951 Mère Marguerite de Jésus, fondatrice de la communauté de Casablanca, accueille les deux premières Sœurs, rejointes bientôt par 3 puis 5 autres.
Elles se consacrent très vite aux soins à domicile, ainsi qu’à l’alphabétisation, aux cours de couture, bibliothèque…
Après le départ des sœurs, cette première maison deviendra un Centre Culturel « La Source » avec une importante Bibliothèque pour chercheurs musulmans. Le Père Jacques Levrat (Fidei Donum) et neveu de 5 PSA fut l’un des fondateurs de ce Centre. 
Une autre communauté verra le jour en 1974 dans le quartier de Kebibat. Les Sœurs sont insérées dans les structures officielles de la Santé Publique marocaine et travaillent en dispensaire, essentiellement en PMI (Protection Maternelle et Infantile) et auprès des tuberculeux.
 
Ces dernières années à Casablanca
 
La « communauté de la rue de l’Atlas » s’est renouvelée plusieurs fois. Elle a fait perdurer les engagements qui furent toujours tenus comme prioritaires 
  • en lien avec les marocains dans des associations tenues par des gens du pays telle que la « Bienfaisance musulmane », (Sr Marie Annick et Sr Elisabeth) « l’Heure Joyeuse », (SrMaria) l’INSAF (institut national de secours aux femmes)(Sr Antoinette) et d’autres associations dont les préoccupations sont la vie sociale, la santé et la promotion féminine.
  • en lien avec l’Eglise diocésaine pluriculturelle présente à Casablanca au sein du catéchuménat des adultes migrants, du Mouvement Vie Montante devenu MCR (Mouvement Chrétien des Retraités), CARITAS, entre autres activités...
Combien de PSA en 64 ans ?...sans doute plus d’une centaine …. 
En 2010, les Petites Sœurs quittent le Maroc. Et dans le même temps, la communauté de Tunis se transforme pour un projet de communauté inter-assomption et internationale.
 
Ainsi va la mission…
 
D’après les notes de Sœur Madeleine Rémond (archiviste de la communauté)
et leur relecture avec la communauté des sœurs de Casablanca.
Article paru dans ENSEMBLE n°95
 
12/09/2011
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