200 pèlerins sur les pas du Père Pernet à Paris le 15 juin 2013

Une histoire d’aujourd’hui

C’est au cœur du 2ème arrondissement de la capitale que plusieurs dizaines de laïcs, de religieux et de religieuses se sont donné rendez-vous le samedi 13 juin.

Au matin le groupe a entamé un pèlerinage de mémoire sur les pas du Père Pernet (1824-1899) avec l’aide des Petites Sœurs de l’Assomption de la Province de France. Le fondateur, avec Antoinette Fage (1824-1883) de la congrégation des Petites soeurs était un familier des lieux, la basilique Notre-Dame des Victoires. Au long des mois Etienne Pernet y adressait une simple prière : « Mon Dieu, me voici. Que veux-tu que je fasse ? ». Il y fut exaucé et apporta une réponse adaptée aux besoins de la société de son époque.

Réunis au pied de l’autel actuel où sont associés dans une même image le Père Emmanuel d’Alzon, fondateur des Augustins de l’Assomption et des sœurs Oblates, et Don Bosco (1815-1888) autre grande figure de l’éducation chrétienne, les pèlerins d’un jour étaient de tous âges. Venus de France et d’au-delà, ils ont d’emblée apprécié l’évocation historique de sœur Madeleine Remond, archiviste des Petites Soeurs, et le mot d’accueil de sœur Marie-Françoise Phelippeau, Responsable internationale des Petites Soeurs. Après ce moment de prière commune le groupe Pernet 2013 s’est mis en route, réparti en petites sympathiques escouades placées sous le patronage visible d’un (d’une) témoin qui ont marqué l’histoire de l’Assomption. Partis dans la ville moderne sur les traces des fondateurs d’hier ils n’ont pas manqué de redonner souffle à la mission actuelle de l’Assomption. 
 
Pèlerins d’hier à aujourd’hui
 
La rue François 1er, entre berges de la Seine et Champs-Elysées, a été la seconde étape de cette marche tranquille et fervente. L’auberge de jeunesse chrétienne Adveniat, ouverte il y a trois ans, est installée sur les lieux où a longtemps vécu le Père Pernet. Les murs ont bien changé depuis que le religieux assomptionniste qui avait prononcé ses vœux temporaires à Nîmes en 1850 au sein du groupe des cinq premiers Augustins de l’Assomption, y fut nommé en 1863. Il y vécut jusqu’à sa mort. Ce voyage à travers le temps et les constructions n’a pas de mystère pour le Père Patrick Zago et sœur Madeleine qui ont été nos guides. Jusqu’à afficher les plans successifs de la maison acquise par la congrégation naissante et transformée au fil des œuvres nées ici. Des pèlerinages à la Bonne Presse. Péripéties parfois dramatiques de l’histoire et moments plus heureux se sont succédé. 
 
Le temps de se restaurer et de goûter l’accueil chaleureux du Père Nicolas Potteau, actuel supérieur de la communauté assomptionniste, les pèlerins ont poursuivi leur traversée de Paris en prenant la direction de la rue Violet, dans le 15ème arrondissement, où siège la maison mère des Petites Soeurs. Avec au passage un moment de recueillement dans le quartier du Gros-Caillou, au 223 de la rue Saint-Dominique, près des Invalides, où s’installèrent en 1865 les futures Petites Soeurs.
 
Rendez-vous rue Violet
 
C’est peu de dire que les communautés de la rue Violet étaient mobilisées pour l’accueil des 200 à 250 pèlerins d’un jour de ce 15 juin. La « maison » était à eux ou quasiment, pour quelques heures. Lieu de mémoire, les Petites Soeurs sont là depuis 1870, et site aménagé pour répondre aux missions actuelles la rue Violet conjugue une sacrée histoire qui s’écrit toujours. De la reproduction de la grotte de Lourdes dans le jardin aux activités du centre d’accueil et de session pour groupes divers qui y a été ouvert en passant par les maisons de repos ouvertes sur l’arrondissement, le périple ne manquait pas de rendez-vous. C’est le cœur de cette mosaïque bien vivante que les pèlerins d’un jour ont vu battre.
De l’émotion encore en découvrant dans le couloir d’un des espaces de la maison les photos des premiers pèlerinages en train vers Lourdes avec les Petites Soeurs au service des malades. L’exposition conçue en 2000 par Patrice Girard, avec le concours de l’hebdomadaire « Pèlerin », avait déjà eu les honneurs de la gare de la cité mariale. Un peu plus loin, la salle des Amériques a offert un panorama des implantations contemporaines des Petites Soeurs. De Madagascar au lointain Vietnam. Une toute nouvelle biographie « Passionnés de Jésus-Christ » (1) a été présentée au public à cette occasion.
 
Et voilà qu’est venu le temps de l’Eucharistie pour clore une journée bien remplie. Des amitiés se sont renforcées et un esprit de famille a été partagé. Une équipe d’une dizaine de personnes a rendu ce moment précieux. Ils ont été remerciés. Bien décidés à ne pas en rester là et à revisiter Paris, le regard transformé par tant d’initiatives.
 
ROBERT MIGLIORINI , assomptionniste
 
(1). Frédérique de Watrigant « Passionnés de Jésus-Christ. Etienne Pernet et Antoinette Fage, fondateurs des Petites Sœurs de l’Assomption. » Aux éditions DDB, 230 p. 19,90 €

 Voir l’album photo de la journée

02/07/2013
Enregistrer au format PDF Imprimer l'article envoyer l'article par mail envoyer par mail
> Tous les articles remonter Remonter