15 août 2013 : la fête de l’Assomption !

Il dira le 13 novembre 1881 que le vocable « Notre Dame de Salut est la conséquence de celui de Notre Dame des Victoires, car c’est en triomphant avec son Fils que Marie nous a apporté le salut. Avec Lui elle continue l’oeuvre du Sauveur. »

Magnificat !

« Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles …
Il renverse les puissants de leur trône,
Il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés… »
 
 
Voilà Marie exultante de joie !
Voilà la foi vive de Marie toute pétrie de la vie de son peuple, de sa propre famille, habitée de la Torah. Là où l’histoire et la « Parole » s’entremêlent et donnent vie. Là où « L’histoire du Salut et notre histoire ne sont qu’une seule et même histoire dont l’horizon est la gloire de Dieu. » RV30
 
Histoire de libération. Passage toujours renouvelé de la mer rouge où le chant de libération de Myriam retentit, comme celui de “l’Exultet” chanté par l’Eglise dans la nuit de la Résurrection. Et cependant, tout cela se passe humblement, dans une vie ordinaire. Marie, visitée par l’ange, à l’écoute de Dieu, devient à son
tour « visiteuse » et fait mémoire de la puissance de son Seigneur.
 
Marie part de presque rien, seulement d’une pa-role. Marie a écouté les mots de Dieu par la voix de l’ange, par celle de Joseph, par celle d’Elisabeth.
L’espérance de Marie est que Dieu va redonner dignité aux pauvres, aux exclus. Cette conviction est telle que les deux enfants dans le ventre de ces deux femmes vont sauter de joie. Ils confirment, eux aussi, que la promesse de Dieu est en germe, bien vivante, en train de croître, et cela pour tout le peuple.
Marie, par son écoute est devenue consentante, disponible. Elle ne s’arrêtera plus, elle ira jusqu’à la croix où elle écoutera encore la parole de son Fils : « Femme voici ton fils ». Accueillant Jean, elle enfan-tera encore, jusqu’à l’Eglise.
Du terreau de la faiblesse, par la force de l’Esprit va surabonder la vie. De l’attente et de l’espérance, Marie fait le pas de la foi. Elle porte à son summum l’espérance d’Israël. Elle récapitule l’expérience que tout vivant est appelé à faire.
 
Cette vocation pleine, totale, ne nous est-elle pas offerte ?
Au long de ces mois, en lisant les synthèses, les comptes rendus des différentes équipes d’animation, des Conseils de Provinces – Régions, en reprenant les sondages et jusqu’à nos derniers travaux en Chapitre, nous sommes témoins que toutes ces paroles de vie tracent en filigrane notre histoire entrelacée de fragi-lité, d’espérance et de foi. Que de réalisme, de consen-tements, de « naissances » et « résurrections », de ren-contres de Dieu ! Car notre Dieu – Sauveur se donne à rencontrer là, aux creux de nos ajustements, de nos
vies à découvert et vulnérables, au creux de notre vérité. Alors plus fort que nous-mêmes : « C’est dans la fai-blesse que je suis fort » nous dit St Paul, plus fort que nous-mêmes, de l’espérance jaillit la vie de la foi.
 
« De la force de son bras il relève le faible »
Avons-nous autre chose à partager ? Avons-nous autre chose à dire que l’expérience-même de notre salut personnel et collectif ?
Le Pape François nous dit : « Nous sommes faibles, mais nous devons être courageux dans notre fragilité. » Et lors de la journée du Rassemblement à Rome, des No-vices et séminaristes, d’ajouter en délaissant son texte : « Une novice, un séminariste doit avoir un visage joyeux et non pas triste. »
Oui, joyeuses de la foi. Car notre monde traverse trop d’épreuves, de souffrances, de guerres, d’injus-tices pour que nous soyons dans une joie naïve, non fondée, qui serait une insulte à cette souffrance du monde. Mais cependant en ces temps que nous traver-sons nous devons nous encourager à vivre de l’espé-rance de Dieu.
Alors que les nouvelles structures se mettent en place et que nous sommes sollicitées à être actrices au plus près de nos lieux de vie, nous ignorons le tracé exact de cette mutation, mais en regardant Marie nous voyons que de l’annonciation à la Croix elle a su “donner naissance” appuyée sur la foi en Celui qui a fait, fait, et fera des merveilles, Lui qui libère les pauvres.
Aussi, tournons-nous vers elle comme Etienne Pernet l’a fait de nombreuses fois en l’église Notre Dame des Victoires.
 
Prions simplement Marie :
 
Nous venons à toi, Marie, avec la plus vive reconnaissance
et la plus entière confiance.
Nous te remercions pour toutes les grâces reçues cette année.
Nous te confions à nouveau notre vie religieuse apostolique.
Apprends-nous à servir le Christ et à participer à sa mission de Salut.
Entre tes mains nous promettons de rester fidèles
à l’Église et aux exigences de notre vocation.
Notre Dame de l’Assomption conduis la Congrégation
selon le plan de Dieu.
(Prière de la Convention)
 
Soyons des femmes de foi les unes pour les autres,
et pour le monde.
 
Belle Mission, belle Fête de l’Assomption !
13/08/2013
Enregistrer au format PDF Imprimer l'article envoyer l'article par mail envoyer par mail
> Tous les articles remonter Remonter